SYNTHÈSE DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU JEUDI 20 OCTOBRE 2016, AJACCIO

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Thème de la conférence : «Peuple corse historique et/ou communauté de destin»

Lieu : 21 Rue Paul Colonna d’Istria, Ancien Mini-Racing face au collège des Padules, Ajaccio

 

  • Coordinateur de la thématique : P Poggioli
  • Secrétaire de séance : JL Rossi
  • Assistance : 48 personnes
  • Début de la réunion : 19h05
  • Fin de la présentation du thème : 19h20
  • Début des échanges avec la salle : 19h20
  • Fin des échanges avec la salle : 21h10

Déroulement de la réunion

  1. Introduction : JL Rossi
  2. Présentation : J Taddei
  3. Parole à la salle :
    1. Explication du principe du bâton de parole : R Taddei
    2. Chairman : P Poggioli

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TRIBUNE LIBRE : NOMMER LE DANGER A VENIR, L’ISLAMISME

Si nous, nationalistes, avons toujours su dénoncer et combattu les dangers qui menaçaient notre Peuple (colonialisme, clanisme, extinction de la langue corse, dérive mafieuse, etc), alors il nous appartient de nommer désigner, et combattre un nouveau danger : le péril islamiste qui vient précisément batte en brèche la notion même de communauté de destin.

PREAMBULE

Nous devons nous adresser prioritairement au Peuple corse, dans toutes ses composantes, et donc bien évidemment aux populations de confession musulmane résidant dans l’île se reconnaissant comme partie prenante de notre Peuple, et donc de ses aspirations émancipatrices.

Tout d’abord, quelques mots du romancier et essayiste algérien, Boualem SANSAL, extraits de son livre « Gouverner au nom d’Allah » (2013) :

« Occupés par nos bonnes actions progressistes et nos commémorations historiques – nous avions également nos propres martyrs à honorer – nous ne prêtions qu’une lointaine et condescendante attention à cette vague venue de ce Moyen-Orient ténébreux que nous ne connaissions que par le cinéma égyptien et les merveilleuses chansons de FAIRUZ et d’OUM KHALTOUM.

Quelques années plus tard, nous découvrîmes, presque à l’improviste, que cet islamisme qui nous paraissait si pauvrement insignifiant, s’était répandu dans tout le pays à travers le réseau de nos mosquées et de nos souks où il dispensait ses prêches et écoulait ses manuels, et avait gagné le cœur des gens, les jeunes notamment, en rupture avec le monde étriqué et sans horizon que leur promettait le socialisme bureaucratique au pouvoir.

Nous étions admiratifs, il y avait dans le regard de ces « fous d’Allah » une force qui semblait capable de déplacer des montagnes. Nous les avons vus ensuite multiplier les revendications culturelles et sociales, qui consistaient en interdictions et en obligations très précises, que le pouvoir inquiet, qui au cours des ans avait beaucoup perdu de sa verve révolutionnaire et de son aura héroïque, faisait siennes avec un empressement tactique honteux, enfonçant par là le pays dans une régression mentale porteuse de tous les dangers. C’en était fini de la mixité révolutionnaire entre étudiants et étudiantes et des tenues légères qui allaient si bien à nos filles. »

Ces lignes écrites par un homme qui, aux heures les plus noires de l’histoire contemporaine de l’Algérie, fut considéré comme un « ennemi de l’intérieur », tant par le régime des généraux que par les djihadistes du FIS et du GIA, résonnent de façon particulièrement juste, profonde et prémonitoire dans la France et la Corse de 2016. En quelques mots est e effet retracée la genèse de l’islamisme en Algérie et dans tous les pays du Maghreb (de la Mauritanie à la Libye) et du Machrek (Moyen Orient hors Péninsule arabique, intégrant l’Egypte).

Depuis la parution de cette essai, nous avons notamment connu les tragédies de l’Hyper Kasher, du Bataclan et de Nice ; depuis, en Corse, nous avons vécu les évènements des Jardins de l’Empereur, l’affaire de l’Imam de l’Ecole des Jardins de l’Empereur, et enfin les provocations de la plage de Siscu.

Nous ne pouvons plus faire comme si rien ne s’était passé, nous ne pouvons plus faire notre un discours frileux et incantatoire, nous ne pouvons plus continuer à nous murer dans un silence peu conforme aux engagements qui ont été les nôtres ces 50 dernières années, nous ne pouvons plus, nous nationalistes, éviter le nécessaire, attendu et salvateur débat sur la question de la laïcité, face à l montée de l’islamisme.

Nous devons initier une telle réflexion d’autant plus que l’enracinement de la Paix et de la Démocratie en Corse sont aujourd’hui à portée de main. Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : PEUPLE CORSE, COMMUNAUTÉ DE DESTIN ET LAÏCITÉ

 

PREAMBULE

En préambule au développement de notre analyse et de nos propositions, nous tenons à affirmer que nous nous adressons ce jour bien évidemment à l’Etat et à ses représentants en Corse, mais également à la majorité territoriale et au premier chef à MM. Les Présidents du Conseil Exécutif et de l’Assemblée de Corse.

Aujourd’hui, il faut donc affirmer que la société corse n’échappe pas au danger islamiste, lequel phénomène venant s’ajouter à d’autres évolutions auxquelles la Corse se trouve confrontée depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et plus encore depuis les 30 dernières années.

Aussi, nous ne pouvons pas faire l’économie d’identifier ce qui fait que, du point de vue social, sociétal et donc culturel, la Corse et le Peuple Corse ne sont plus tout à fait ce qu’ils ont pu être ; en effet, des phénomènes nouveaux, des tendances lourdes imprègnent la société corse, la bousculent et viennent contester ses fondamentaux. Lire la suite

CONTRIBUTION 2, RÉUNION DU 20 0CTOBRE 2016

Coordinateur : Pierre Poggioli

En Corse : Une immigration essentiellement méditerranéenne

La présence italienne et espagnole, résulte d’un flux d’immigration ancien, tendant à se tarir aujourd’hui. Les Portugais, en revanche, en progression, sont issus de courants migratoires très récents. À cela s’ajoute une immigration récente mais en progression de personnes issues des pays de l’UE (Allemands, d’un niveau de vie a plus aisé, mais aussi Polonais Roumains ou autres des Pays de l’Est venus travailler dans l’île).

En Corse, les natifs d’un des trois pays du Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) forment, de loin, la plus grande communauté immigrée de l’île, avec une proportion nettement plus élevée que pour la moyenne hexagonale. Ils sont les plus nombreux parmi les immigrés toutes origines comprises (Un immigré sur deux d’origine maghrébine). Parmi eux les natifs du Maroc représentent la plus forte proportion ( 80 % de natifs du Maroc dont le nombre est resté à peu près stable entre 1990 et 1999, (9 % des natifs marocains ont alors 60 ans ou plus et 1 % a 70 ans ou plus). Leur nombre a augmenté à partir des années 2000 (comme pour toutes les personnes de toutes origines). L’importance de ces nouveaux arrivants originaires du Maghreb (dont nombre ont transité par l’Hexagone) parmi lesquels nombre de personnes jeunes en augentation, s’inscrit dans un accroissement de la population insulaire depuis les années 2000 découlant notamment des arrivées d‘hexagonaux français mais aussi d’autres origines. L’île est alors devenue une des destinations les plus prisées et une des “Régions françaises” connaissant une forte augmentation démographique, (retraités mais aussi nombreux jeunes dont des couples avec enfants, venus dans l’île à la recherche de meilleures conditions de vie ou la sécurité) issue essentiellement de l’immigration, (toutes origines confondues) et non d’un solde positif naissances-décès. Lire la suite

CONTRIBUTION 1, RÉUNION PUBLIQUE DU 20 OCTOBRE 2016

Coordinateur : P. Poggioli

Les Référents[1]

A) Le Peuple  

Le mot vient du latin populus désignant l’ensemble des citoyens (individus ayant le pouvoir de voter dans la démocratie romaine) par opposition au Sénat et à la plèbe, poblo (842) pueple, pople (XIe siècle) peuple (vers 1430). Le terme peut avoir aussi une connotation sociale, voire péjorative : Ensemble des individus appartenant aux couches « inférieures », éventuellement moyennes de la société, par opposition à l’aristocratie. Il est indissociablement lié à une signification politique : dans le droit fil de son étymologie latine, un ensemble de personnes reconnu comme « peuple » se voit reconnu implicitement comme un groupe ayant des droits politiques spécifiques, voire le droit de former une nation indépendante. La Charte de l’Atlantique entérine cette lecture avec le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Couramment, ce terme désigne un ensemble d’individus formant à un moment donné une communauté historique partageant majoritairement un sentiment d’appartenance durable, pouvant venir de l’une au moins de ces caractéristiques en commun : un passé (réel ou supposé) un territoire, une langue, une religion ou des valeurs. Les termes « peuple et nation » étant très liés, l’histoire du premier suit étroitement celle du second. La réponse à la question « Qu’est qu’un peuple ? » ne peut donc qu’être « politique ». Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : LA CORSE. UNE HISTOIRE DE 11 000 ANS

La preuve certaine de la présence humaine en Corse date de 6 600 avant JC, avec la Dame de Bonifacio (musée de Levie) après que l’île a été séparée de la Sardaigne, avec la montée des eaux, 9000 ans avant JC. Cette époque correspond au début de l’agriculture en Mésopotamie, (7000 av JC) et aux premières traces de la Grèce antique (4000 av JC). Lire la suite

RÉUNION PUBLIQUE : PEUPLE CORSE HISTORIQUE ET/OU COMMUNAUTÉ DE DESTIN

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Coordinateur de la thématique : Pierre Poggioli

Le 31 Janvier 1988, lors de son 1er congrès, le FLNC, prenant acte de certaines évolutions internes et de la situation politique dans l’île, décidait, après nombre de débats sur la question, de populariser une notion nouvelle de la définition du Peuple corse, avalisant le concept de « Peuple corse communauté de destin » : « Le peuple corse comprend les corses d’origine et d’adoption, sans considérations d’origines, de religion ou de couleur de peau ayant décidé de se fondre dans un avenir commun sur la terre de Corse. ». Lire la suite

ANNONCE RÉUNION PUBLIQUE

U cerculu di riflessione e di studdii « I CHJASSI DI U CUMUNU » urganiseghjà a sò prima riunione publica di riintrata in Aiacciu

Ghjovi 20 d’utrove, a 7 ore di sera

21 Carughju Paulu Colonna D’Istria

(Anzianu Mini-Racing-Fronte a u Cullègiu e Padule).

A riunione trattarà di a thématica :

“Populu corsu storiccu e cummunità di destinu”

U cerculu “I CHJASSI DI U CUMUNU”,  si dà pà ambizione di fà cuntrasta a ghjente in giru a sta tematica. Sta reunione-dibatittu hè apparta a tutti quiddi chi sò intaressati pà scambbii ricchi e fruttuosi in giru a sta prublèmatica. Sò chjamati in tutt’amicizia a venna a discorani incù noi.

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Le cercle de réflexion « I CHJASSI DI U CUMUNU », organise sa première réunion publique  de rentrée à Ajaccio

Jeudi 20 octobre 2016, a 19 h

21 Rue Paul Colonna D’Istria

(Ancien Mini-Racing-Face au Collège des Padules)

La réunion-débat traitera de la thématique :

« Peuple corse historique et/ou communauté de destin »

La réunion est ouverte à toute les personnes interessées par des échanges fructueux et enrichissants autour de cette problèmatique. Notre cercle se donnant pour ambition de donner la parole aux participants et de les faire s’exprimer sur cette thèmatique, nous invitons cordialement les personnes interressées à venir en parler avec nous.

Nous leur lançons un appel, comme à l’occasion de chacune de nos réunions publiques, en leur demandant de nous faire parvenir d’éventuelles contributions à l’adresse mail suivante ichjassi@gmail.com afin d’enrichir notre réflexion commune et les futurs débats sur cette question.

LA QUESTION DE L’AMNISTIE

Le vote à des majorités importantes, par la représentation de la Corse, de diverses motions sur la co-officialité, le statut de résident, etc…  s’est accompagnée de la décision du FLNC de mettre fin à la lutte armée.

Dans ce contexte, et dans la perspective des négociations qui devront impérativement être menées avec l’État français pour finaliser les demandes démocratiques du peuple corse, il est nécessaire de solder les quarante années d’affrontement que notre pays a connues, pour matérialiser l’entrée dans une nouvelle phase.

La disparition des causes du conflit, avec la mise en place de mesures qui garantissent au peuple corse un avenir sur sa propre terre, doit nécessairement s’accompagner de mesures d’apaisement.

La question de l’amnistie des militants condamnés ou recherchés pour des faits en liaison avec le conflit qu’a connu la Corse est donc posée.

Cette demande rencontre aujourd’hui une adhésion massive à travers le vote de la majorité des municipalités, des principales institutions, assemblée de corse, conseils généraux…, et la signature de groupes associatifs, culturels, sportifs…

Au cours de son histoire la France a  connu de nombreuses amnisties, qui suivaient des périodes d’affrontements, par exemple pour les collaborateurs de la guerre 39-45, ou pour les membres de l’OAS…

Pour ces raisons, les membres du cercle I CHJASSI DI U CUMUNU estiment que l’amnistie doit nécessairement accompagner toute évolution globale vers le règlement de la question corse.

La situation de blocage actuelle nous préoccupe également et les initiatives comme celle de « l’Associu Sulidarità » ne peuvent qu’être encouragées. Néanmoins, dès notre création   nous avons fait un choix. Le choix, non pas de prendre position sur des sujets ou problématiques, mais de les aborder, les traiter par le débat et la confrontation des points de vue et des idées. Notre structure se veut avant tout un lieu de débat, et, de ce fait, n’a pas comme objectif de faire ressortir une majorité de nature à prendre une position. Si cela devait devenir le cas « I chjassi di u Cumunu » deviendrait une organisation politique et ce n’est en rien le but poursuivi par les personnes qui l’animent dont bon nombre sont, par ailleurs, également membres de structures politiques.

C’est ainsi que nous escomptons faire avancer les choses, à notre place et non dans le champ des organisations politiques, syndicales et associatives qui jouent chacune leur rôle et auxquelles « I chjassi » sont ouverts.

Les organisateurs de cette manifestation peuvent compter sur la présence  des membres du cercle à titre individuel à cette grande manifestation prévue le 24 septembre 2016 à Ajaccio.

Pour l’association « I Chjassi di u Cumunu », le président

JL Rossi