TRIBUNE LIBRE : LE PEUPLE CORSE, UNE IDENTITÉ HISTORIQUE

filitosa

Le peuplement durable de l’île commence il y a près de 12000 ans. On n’a pas déterminé la venue des Corses qui s’est faite probablement par les îles de la Toscane. Ce peuplement est commun avec la Sardaigne. On établit via la génétique et l’archéologie, qu’il peut être de deux origines de peuplement avant l’âge du fer et l’époque historique. Ce peuplement devient homogène il y a 5000 ans et voit se développer une culture néolithique en rapport avec son environnement proche méditerranéen. Avec la période Torréene on assiste à l’apparition des Corsi entité culturelle homogène en contact mais aussi en bute avec d’autres peuples notamment en Sardaigne. Il n’y a peut être pas un peuple mais des peuples ayant la conscience d’une identité culturelle commune qui se matérialise avec la civilisation des mégalithes sur l’ensemble du territoire de l’île. Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : NOMMER LE DANGER A VENIR, L’ISLAMISME

Si nous, nationalistes, avons toujours su dénoncer et combattu les dangers qui menaçaient notre Peuple (colonialisme, clanisme, extinction de la langue corse, dérive mafieuse, etc), alors il nous appartient de nommer désigner, et combattre un nouveau danger : le péril islamiste qui vient précisément batte en brèche la notion même de communauté de destin.

PREAMBULE

Nous devons nous adresser prioritairement au Peuple corse, dans toutes ses composantes, et donc bien évidemment aux populations de confession musulmane résidant dans l’île se reconnaissant comme partie prenante de notre Peuple, et donc de ses aspirations émancipatrices.

Tout d’abord, quelques mots du romancier et essayiste algérien, Boualem SANSAL, extraits de son livre « Gouverner au nom d’Allah » (2013) :

« Occupés par nos bonnes actions progressistes et nos commémorations historiques – nous avions également nos propres martyrs à honorer – nous ne prêtions qu’une lointaine et condescendante attention à cette vague venue de ce Moyen-Orient ténébreux que nous ne connaissions que par le cinéma égyptien et les merveilleuses chansons de FAIRUZ et d’OUM KHALTOUM.

Quelques années plus tard, nous découvrîmes, presque à l’improviste, que cet islamisme qui nous paraissait si pauvrement insignifiant, s’était répandu dans tout le pays à travers le réseau de nos mosquées et de nos souks où il dispensait ses prêches et écoulait ses manuels, et avait gagné le cœur des gens, les jeunes notamment, en rupture avec le monde étriqué et sans horizon que leur promettait le socialisme bureaucratique au pouvoir.

Nous étions admiratifs, il y avait dans le regard de ces « fous d’Allah » une force qui semblait capable de déplacer des montagnes. Nous les avons vus ensuite multiplier les revendications culturelles et sociales, qui consistaient en interdictions et en obligations très précises, que le pouvoir inquiet, qui au cours des ans avait beaucoup perdu de sa verve révolutionnaire et de son aura héroïque, faisait siennes avec un empressement tactique honteux, enfonçant par là le pays dans une régression mentale porteuse de tous les dangers. C’en était fini de la mixité révolutionnaire entre étudiants et étudiantes et des tenues légères qui allaient si bien à nos filles. »

Ces lignes écrites par un homme qui, aux heures les plus noires de l’histoire contemporaine de l’Algérie, fut considéré comme un « ennemi de l’intérieur », tant par le régime des généraux que par les djihadistes du FIS et du GIA, résonnent de façon particulièrement juste, profonde et prémonitoire dans la France et la Corse de 2016. En quelques mots est e effet retracée la genèse de l’islamisme en Algérie et dans tous les pays du Maghreb (de la Mauritanie à la Libye) et du Machrek (Moyen Orient hors Péninsule arabique, intégrant l’Egypte).

Depuis la parution de cette essai, nous avons notamment connu les tragédies de l’Hyper Kasher, du Bataclan et de Nice ; depuis, en Corse, nous avons vécu les évènements des Jardins de l’Empereur, l’affaire de l’Imam de l’Ecole des Jardins de l’Empereur, et enfin les provocations de la plage de Siscu.

Nous ne pouvons plus faire comme si rien ne s’était passé, nous ne pouvons plus faire notre un discours frileux et incantatoire, nous ne pouvons plus continuer à nous murer dans un silence peu conforme aux engagements qui ont été les nôtres ces 50 dernières années, nous ne pouvons plus, nous nationalistes, éviter le nécessaire, attendu et salvateur débat sur la question de la laïcité, face à l montée de l’islamisme.

Nous devons initier une telle réflexion d’autant plus que l’enracinement de la Paix et de la Démocratie en Corse sont aujourd’hui à portée de main. Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : PEUPLE CORSE, COMMUNAUTÉ DE DESTIN ET LAÏCITÉ

 

PREAMBULE

En préambule au développement de notre analyse et de nos propositions, nous tenons à affirmer que nous nous adressons ce jour bien évidemment à l’Etat et à ses représentants en Corse, mais également à la majorité territoriale et au premier chef à MM. Les Présidents du Conseil Exécutif et de l’Assemblée de Corse.

Aujourd’hui, il faut donc affirmer que la société corse n’échappe pas au danger islamiste, lequel phénomène venant s’ajouter à d’autres évolutions auxquelles la Corse se trouve confrontée depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et plus encore depuis les 30 dernières années.

Aussi, nous ne pouvons pas faire l’économie d’identifier ce qui fait que, du point de vue social, sociétal et donc culturel, la Corse et le Peuple Corse ne sont plus tout à fait ce qu’ils ont pu être ; en effet, des phénomènes nouveaux, des tendances lourdes imprègnent la société corse, la bousculent et viennent contester ses fondamentaux. Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : LA CORSE. UNE HISTOIRE DE 11 000 ANS

La preuve certaine de la présence humaine en Corse date de 6 600 avant JC, avec la Dame de Bonifacio (musée de Levie) après que l’île a été séparée de la Sardaigne, avec la montée des eaux, 9000 ans avant JC. Cette époque correspond au début de l’agriculture en Mésopotamie, (7000 av JC) et aux premières traces de la Grèce antique (4000 av JC). Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : SAUVER LE TEMPS DE LA FRÉNÉSIE DU PRÉSENT !

gregorien

SAUVER LE TEMPS  DE LA FRÉNÉSIE DU PRÉSENT !
C’est ainsi que j’intitule la synthèse que je propose de la leçon inaugurale de Patrick BOUCHERON, « Que peut l’histoire aujourd’hui ? » donnée au Collège de France le 17 décembre 2015, consultable au lien suivant : http://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron/inaugural-lecture-2015-12-17-18h00.htm

Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : LES ENJEUX DE LA RECHERCHE ET DU TRANSFERT TECHNOLOGIQUE DANS LA PROBLÉMATIQUE DU RISQUE INCENDIE

P1000124

Le contexte

Les aléas qui menacent les forêts et les espaces naturels terrestres sont considérés comme des risques lorsqu’ils touchent directement les intérêts de la société. Ainsi, les incendies constituent une menace importante pour l’environnement, l’activité socio-économique et la sécurité des personnes. L’évolution des activités touristiques et les changements climatiques favorisent ce phénomène dont la fréquence et l’ampleur des conséquences sont de plus en plus dévastatrices.

En zone méditerranéenne, le problème des incendies est particulièrement aigu car les conditions climatiques sont favorables à la propagation du feu. Ainsi, durant les périodes estivales, les incendies progressent très vite sous l’influence combinée des vents et de la sécheresse.

Les feux de forêt ont aussi un impact considérable sur l’écosystème naturel et contribuent également à l’augmentation des gaz atmosphériques qui sont soupçonnés d’être un facteur aggravant des changements climatiques. Dans la plupart des pays européens, l’exode rural et l’augmentation de la densité des habitations individuelles en périphérie des grandes villes durant le 20ème siècle ont eu comme conséquence d’augmenter la vulnérabilité des forêts.

La Corse est une région très touchée par ces phénomènes du fait de sa végétation particulière et de ses nombreux terrains accidentés. Elle est la plus boisée des îles de la Méditerranée. En effet, elle possède une surface de bois et forêts de 401 817 hectares, soit 46% de sa superficie.

Ainsi, la problématique du risque incendie avec la mise en place d’ouvrages sur le territoire afin de minimiser ce risque et la détection rapide des mises à feu doit être une priorité pour les personnes en charge de l’aménagement de notre territoire et de la lutte contre les incendies. De ce fait, la nécessité d’obtenir des modèles simples et robustes adaptés et optimisés pour une végétation de type maquis et pour un climat méditerranéen dans le but de fournir aux opérationnels, à court ou moyen terme, un outil complet d’aide à la décision susceptible d’aménager le territoire de façon plus optimale doit être mis en avant. De même, le développement d’outils de détection des départs des feux doit être encouragé. Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : MÉDIA & RÉSEAUX SOCIAUX, NOUVELLES FAÇONS D’INFORMER

Media_Sociaux

Quelle est la situation ? 

Le 21ème siècle offre de nombreuses nouvelles possibilités en matière d’accès à l’Information. L’utilisation accrue de l’outil informatique et des réseaux sociaux a progressivement modifié les codes de la société moderne, et la Corse n’est bien entendu pas épargnée par ce phénomène.

Progressivement et successivement, chaque génération se détourne de plus en plus du support papier traditionnel. La télévision elle-même devient un média de second plan, face au développement de l’informatique de poche par le biais de la téléphonie mobile.

Aujourd’hui la grande majorité des 25-50 ans accède à l’information par le biais de l’Outil informatique. Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : LE CONFLIT PERMANENT. COMMENT LES OMBRES DE BONAPARTE ET PAOLI EMPÊCHENT LA CORSE DE CHOISIR ?

Napoléon._Paolijpg

Lors de la réunion publique tenue le 24 septembre 2015 à Ajaccio par notre cercle, I Chjassi di u cumunu, Tony Fieschi, membre du cercle de réflexion, avait dressé un exposé particulièrement pertinent et étayé sur le nécessaire règlement du conflit politique[1].

En effet, la simple reconnaissance d’un conflit sur l’île admettrait nécessairement de déboucher sur une solution pour le résoudre. Assumer qu’il existe un conflit, c’est aussi (et ce n’est pas rien),  avouer officiellement que la situation initiale était injuste, imparfaite et qu’il fallait en changer.

Mais avant de résoudre un conflit que personne ne conteste, avec des ministres qui se succèdent depuis plusieurs semaines et dont les incessantes redondances (« La Corse, c’est la République ») achèvent de confirmer qu’on n’insiste que sur des éléments qui souffrent d’une grande contestation, il convient également de prendre en compte le conflit que la Corse vit avec elle-même. Lire la suite

TRIBUNE LIBRE : UN ROMAIN D’OPPORTUNITÉ ?

TL_Vergio

Ce début de 21ème siècle a été le témoin de toute une série de mutations géopolitiques à l’échelle de la planète. Sur le continent Européen, parmi les différents mouvements observables, la place des revendications des peuples sans États (ou Nations sans États) n’est pas marginale puisque l’explosion des revendications en ce sens a jalonné les derniers mois. Lire la suite