ANNONCE RÉUNION

  • Récapitulatif :
  • Lieu : Bistrot du Cours, Aiacciu
  • Date : jeudi 22 octobre
  • Heure : 19 h
  • Thème : « Corse : Social et Sociétal »
  • Coordinateur : T Fieschi

La prise de parole dans la salle se fera suivant des sous-thèmes (ST) et deux grandes parties (P) :

  • P1: Économie et social
    • ST11: L’économie et la finance doivent-elles diriger ?
    • ST12 : Existe-t-il une violence de la haute finance ?
  • P2: Sociétal
    • ST21: Culture et intégration.
    • ST22 : Drogue et délinquance.

ANNONCE RÉUNION

Crée en mars 2015 à Aiacciu, le  cercle de réflexion « I CHJASSI DI U CUMUNU »  organise

le jeudi 22 octobre 2015 à 19 heures , Bistrot du Cours, cours Napoléon,  à Aiacciu.

Cette réunion traitera de la thématique

« Social et sociétal».

Elle est ouverte à toutes les personnes intéressées par cette problématique. D’ores et déjà, des contributions et divers documents sont à la disposition des futurs participants qui peuvent en prendre connaissance sur les outils de communication du cercle de réflexion (blog, page Facebook compte Twittter…). Nous lançons, comme à l’occasion de chacune de nos réunions publiques, un appel à toutes les personnes intéressées en leur demandant de nous faire parvenir d’éventuelles contributions afin d’enrichir notre réflexion commune et les futurs débats sur cette question.  

“I CHJASSI DI U CUMUNU” , groupe de réflexions et d’études, ont pour ambition :

  • D’identifier les problématiques les plus importantes qui s’imposent aujourd’hui
  • De permettre le dialogue au-delà des appartenances diverses,
  • De recentrer le débat sur des enjeux majeurs, 
  • De tenter de donner une lisibilité à la démarche du peuple corse en lutte
  • D’apporter une contribution aux décisions des structures de lutte dont il s’est doté,
  • De permettre de mieux discerner les moyens dont il dispose et quels autres moyens on pourrait dégager tous ensemble pour faire aboutir les objectifs qu’il s’est fixé pour son émancipation..

CONTRIBUTION : SECONDE PARTIE DE L’EXPOSÉ « I CHJASSI DI U CUMUNU »

Réunion publique du 24 septembre 2015, Aiacciu

Seconde partie présentée et préparée par T Fieschi

LA RELANCE D’UNE « STRATEGIE DE SORTIE DE CRISE » DANS LA PERSPECTIVE D’UN REGLEMENT DU « CONFLIT CORSE » Lire la suite

CONTRIBUTION : PREMIÈRE PARTIE DE L’EXPOSÉ « I CHJASSI DI U CUMUNU »

Réunion publique du 24 septembre 2015, Aiacciu

Première partie présentée et préparée par P Poggioli

Corse : Pour un véritable Règlement politique

Depuis les années 70, la Corse, confrontée à de nombreux évènements souvent dramatiques, occupe la une des médias. L’Etat y est confronté à une revendication politique de type nationaliste remettant en cause la politique suivie dans l’île en matière de développement économique et social, sur fond de revendication identitaire au plan culturel et linguistique. Cette contestation publique se double d’une lutte violente “clandestine” reprenant les mêmes revendications en matière de développement économique, social et culturel. Lire la suite

CONTRIBUTION : VERS UN NOUVEAU PROCESSUS DE MATIGNON POUR LA CORSE ?

Matignon

Vers un nouveau processus de Matignon[1] pour la Corse ?

Il est trop tôt pour pouvoir dresser un véritable bilan sur les discussions en cours, d’autant que dans un entretien à France 3 corses  (émission “ Cuntrastu”- 16 déc. 2013), trois semaines après cette première réunion élus corses-représentants de l’Etat (22 nov.), Maryse Lebranchu, résumant clairement la ligne actuelle du gouvernement, a jeté un froid : non à la coofficialité, non au Statut de résident, l’autonomie fiscale n’est pas d’actualité et pour l’inscription de la Corse dans la Constitution, « on verra ». Lire la suite

ANNONCE : PROCHAINES RÉUNIONS PUBLIQUES

  • Septembre :
    • Lieu : Bistrot du Cours, Aiacciu
    • Date : 24
    • Heure : 19 h
    • Thème : « Règlement des conflits et amnistie »
    • Coordinateur : P Poggioli
  • Octobre :
    • Lieu : Bistrot du Cours, Aiacciu
    • Date : 26
    • Heure : 19 h
    • Thème : « Social et sociétal »
    • Coordinateur : T Fieschi
  • Novembre :
    • Lieu : Bistrot du Cours, Aiacciu
    • Date : 22
    • Heure : 19 h
    • Thème : « Économie et développement appliqués au cas de la Corse »
    • Coordinateur : P Medurio
  • Décembre :
    • Lieu : Bistrot du Cours, Aiacciu
    • Date : 17
    • Heure : 19 h
    • Thème : « Développement durable »
    • Coordinateur : F Bonardi

Remarque : des réunions pourront être mises en place dans d’autres régions à la demande et après validation par les membres en charge de l’animation du cercle.

REUNION PUBLIQUE DU 02 JUILLET 2015, BASTIA

 Synthèse de la réunion du jeudi 02 juillet 2015

20 h Hôtel Ostella, avenue Sampiero Corso, Sortie Sud, Bastia

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Thème de la réunion :

« Pourquoi ce cercle de réflexion aujourd’hui ?»

Secrétaire de séance : Jean-Louis Rossi

Assistance : 22 personnes

Déroulement de la réunion

  1. Accueil (JL Rossi) [20 : 15]
  2. Présentation du cercle (T Fieschi) [20 : 20]
  3. Présentation des engagements (P Poggioli) [20 : 30]
  4. Parole à la salle [20 : 40]
    • Explication du mode de prise de parole adopté (F Bonardi)
    • Gestion de la prise de parole (F Bonardi)
    • « Chairman» (P Poggioli)
  5.  Conclusion (JL Rossi) [22 : 00]

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Objet

Suite à la création du cercle de réflexion « I CHJASSI DI U CUMUNU », porté récemment sur les fonds baptismaux, les membres fondateurs ont présenté leurs engagements, leurs objectifs, leur mode d’organisation, ainsi que les thématiques qu’ils entendent développer ces prochaines semaines et prochains mois.

Préambule

La naissance de notre association vient attester que la génération spontanée n’existe pas en politique comme dans bien des domaines.

Notre démarche est partie d’un constat, celui d’une société corse atomisée, fragilisée, celui d’une vie politique s’embourbant dans ses ornières séculaires, celui d’une représentation de plus en plus coupée du corps social, déconnectée du quotidien, des inquiétudes et des aspirations de la population, celui d’un débat politique atone, bref celui d’une démocratie en péril.

Sur la base de ce constat, nous nous sommes donné un certain nombre d’objectif.

Nos objectifs

1) Le premier objectif que nous nous somme assigné, c’est celui de regrouper les femmes et les hommes venant d’horizons différents, et ayant des parcours tout aussi divers, mais :

– disposant d’expérience et de compétences transcendant les seules appartenances idéologiques, philosophiques ou politiques ;

– ayant fait le choix d’une vie politique rénovée, assainie et ouverte.

2) Notre second objectif réside dans la volonté de construire un « fonctionnement alternatif » et novateur, en contre-point (et non pas en opposition) de celui des structures politiques existantes que nous pourrions qualifier de « traditionnelles », du fait de leur tendance à perdre leur vocation originelle de « boîtes à idées », de réceptacle ou de catalyseur du débat démocratique.

De ce fait :

– nous entendons favoriser l’échange, le dialogue, la valorisation du travail effectué, le sens de la construction collective, en un mot favoriser les rapports humains ;

– nous entendons également privilégier la démocratie interne, la transparence et la rencontre avec toutes celles et tous ceux que l’avenir de notre Peuple préoccupe.

Nous sommes ambitieux pour notre Peuple, et en toute humilité, à notre niveau, nous entendons ouvrir une ère nouvelle pour la Corse, c’est le sens de notre démarche.

Le sens de notre démarche

Nous ambitionnons donc :

1) Ouvrir une ère nouvelle dans la vie politique et l’action publique :

Ces deux notions sont aujourd’hui trop souvent confondues voire accaparées par une certaine partie de la classe politique s’érigeant de plus en plus en véritable classe au sens propre du terme ; une certaine classe politique ayant par ailleurs une forte propension à :

– accentuer les logiques claniques ;

– à édulcorer les projets politiques.

Afin d’inverser cette tendance lourde, nous proposons d’élargir le champ de la délibération ouverte et de la participation populaire, à l’ensemble des phases de construction de projets d’intérêt général et de prise de décision.

2) Ouvrir une ère nouvelle  :

Dans le même esprit, et dans le cadre des mêmes aspirations, nous ambitionnons, dans le sillage de la dynamique que nous entendons initier de :

– permettre aux gens  de se fédérer partout où ils agissent pour le bien commun

– proposer un espace ouvert et démocratique permettant d’œuvrer pour une Corse pleinement reconnue dans ses droits, pour une Corse libérée, à tous les sens du terme.

3) Exercer une véritable « pression démocratique » :

Cette aspiration vise à faire en sorte que toutes les volontés individuelles,, associatives, syndicales, etc… pèsent sur tous les débats engageant l’avenir de la Corse.

Finaliser notre projet au travers d’un cadre formel : la charte d’I Chjassi.

Nous entendons mettre en adéquation notre démarche avec nos aspirations et le sens profond de notre mobilisation. Cette mise en adéquation, du point de vue formel, se concrétisera par une Charte que chaque femme et chaque homme intégrant notre espace de travail et de réflexion, s’engagera à signer.

– Cette Charte sera garante du sérieux et de la sincérité de notre démarche ;

– Cette Charte s’articulera autour de fondamentaux paraissant évidents et qui le seront d’autant plus qu’elle aura été paraphée chaque membre adhérent.

QUELQUES IDEES QUANT AUX FONDAMENTAUX D’I CHJASSI :

DIALOGUER AU-DELA DES APPARTENANCES DIVERSES :

– confronter librement les opinions,

– redéfinir l’idée de Mouvement National autour d’objectifs communs

RECENTRER LE DEBAT SUR LES ENJEUX ESSENTIELS :

– identifier les problématiques essentielles

– fournir des réflexions

DONNER UNE LISIBILITE A LA DEMARCHE NATIONALE :

– définir des limites et des principes

– subordonner les démarches tactiques aux impératifs stratégiques

APPORTER UNE CONTRIBUTION AUX DECISIONS DES STRUCTURES :

– par l’argumentation

-par la production de rapports ou de projets

-par l’organisation d’évènements.

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Échanges

Remarque : Les noms reportés sont ceux donnés par les différents intervenants lorsque ces derniers ont bien voulu indiquer leurs identités.

S Marchetti

  • Militant IPB (Inseme Per Bastia)
  • Mise en avant de la problématique de la place que l’on donne aux « jeunes » (<35 ans) dans la mouvance nationaliste
  • Sentiment que la parole des jeunes n’est pas prise en compte
  • Aucun parti ne sait réellement valoriser cet apport
  • Un problème presque philosophique !
  • Une question à « creuser »
  • Même si les gens qui luttent depuis des années ont une légitimité, il est temps de laisser la place à la nouvelle génération plus en adéquation avec certaines problématiques actuelles
  • Place à la jeunesse !

A Burguet Moretti

  • Militante, syndicaliste, actuellement adjointe au maire de Moltifao
  • Comprend les propos de l’interlocuteur précédent
  • En est l’exemple vivant
  • Les compétences ne sont pas prises en compte et cela décourage les bonnes volontés
  • Ceci ne favorise pas l’émancipation
  • Si on ne prend pas le bien commun comme étant une priorité, les gens finissent par se « perdre »
  • Problème du mouvement national : la bascule entre le militantisme et la volonté affichée de la prise de pouvoir
  • Il est impératif d’intégrer les gens avec des compétences, autres que celles de rapporter des votes, si nous voulons sortir la Corse de l’état dans lequel elle est
  • Les gens formés peuvent aider
  • Il faut des gens compétents !

JP Cristofari

  • « Vieux » militant qui a cheminé du PC (Parti Communiste) à IPB
  • Bastia est une ville où il y a eu une prise de conscience
  • Depuis 2001 un travail de fond a été fait
  • Des gens sont arrivés à concevoir ensemble une dynamique de prise de responsabilités
  • En fait, il y a deux sociétés qui s’affrontent : (i) une claniste, (ii) l’autre progressiste
  • Serons nous capables de gérer la Corse ?
  • Essayons de travailler avec l’Europe
  • Questionnement et mise en avant d’une inquiétude sur la genèse de la démarche du cercle « I Chjassi di u Cumunu »
  • L’objectif final : l’élection de décembre 2015
  • La démocratie à Bastia vit bien : exemple des 8 conseils de quartier mis en place

M Simeoni

  • L’expérience a démontré que :
    • Dans le passé il n’y avait pas assez de jeunes dans le mouvement
    • Donc nous sommes allés les chercher…
    • Et ils se sont radicalisés !
  • C’est un problème récurrent
  • La solution n’est pas de créer un mouvement de jeunes à part
  • Raison de mon engagement dans ce cercle : espace déconnecté de l’enjeu électoral, démocratique et de réflexion. Prise en compte des opinions de chacun. Pluralisme réelle. Œuvrer pour la Corse.

P Turchi-Duriani

  • Militant IPB
  • Mise en avant de la difficulté pour certains d’appréhender certains travaux publiés par le cercle
  • Manque de la démarche : la notion de projet avec des porteurs de projets (ce qui existe dans les Think Tank)
  • Ceci aurait plus d’impact sur la société et surtout les jeunes

JL Rossi

  • Notion de projet existe dans le cercle mais pas encore mis en place pratiquement
  • Définition des thématiques (projets) et désignation des coordinateurs (porteurs de projets) prévue depuis la naissance du cercle
  • À l’heure actuel, pas encore eu le temps de le mettre en place mais cela sera fait avant septembre et cela permettra à des personnes ne pouvant se déplacer de contribuer à la réflexion

P Poggioli

  • Précision à l’attention de l’assistance : le principe du bâton de parole exclu les questions/réponses

R Micheli

  • Ce qui me motive c’est la véracité des chiffres
  • Questionnement : la collectivité (CTC) est-elle toute puissante ?
  • Analogie : la CTC a deux poches. (i) Celle de l’épargne qui ne finance pas assez l’investissement et (ii) Celle du fonctionnement.
  • Le politiques misent en œuvre en Corse sont des politiques de saupoudrage

L Delporte

  • Pas militant, novice en politique
  • Questionnement : poids et influence de quelqu’un qui a ce profil au sein de ce type de cercle par rapport à des individus qui ont un passé de militant ?
  • Existe-t-il réellement un débat équitable ?

JL Rossi

  • Le cercle prend en compte tous les points de vue en interne
  • Il permet à des personnes extérieures au cercle de contribuer à la réflexion via les « Tribunes libres »

P Poggioli

  • Le cercle permet de travailler mais également de confronter les argumentaires lors d’échanges et de débats

F Bonardi

  • Explication de ce qui se passe lors de nos réunions sur Aiacciu
  • Lors de la première réunion : pas beaucoup de personnes de la mouvance nationaliste
  • Le cercle permet de libérer la parole car la plupart du temps les gens ne s’autorisent pas à la prendre
  • Il faut une respiration ! Il faut parler !
  • Nous sommes face à une société à deux vitesses : (i) ceux qui ont le temps (eux) et (ii) ceux qui ont la montre (nous)
  • On doit comprendre que certains veulent arriver à échanger et faire changer les choses

R Micheli

  • Notre cercle est comme une parabole : « La parabole des talents »

M Simeoni

  • Nous avons un vécu
  • Nos organisations agissent essentiellement en fonction des élections : utilisation de la polémique qui fausse la donne
  • Ce n’est pas spécifique à la Corse
  • Les espoirs sont contradictoires
  • Comment se débarrasser de l’ancien système en évitant la radicalisation ?
  • Le problème corse ne peut dépendre que des Corses !
  • Seul espoir : inventer notre propre système
  • Nous avons une limite démographique
  • Mise en avant des phénomènes des flux démographiques
  • Il faut une prise de conscience
  • Le projet pour notre futur commun doit intégrer obligatoirement la solidarité
  • Il faut avoir espoir même si la montre joue contre nous

P Turchi-Duriani

  • La société est scindée en deux grandes strates : (i) la bourgeoisie et (ii) les gens qui « crèvent la faim »
  • Il y a un énorme faussé entre les deux
  • Une frange de la population est en tarin de se « durcir » de se radicaliser
  • Il n’y a pas eu de pédagogie auprès de la jeunesse pour transmettre ce que la Corse a vécu durant les années 90
  • Un partie de la jeunesse se pose la question de l’opportunité de se radicaliser
  • Comment prendre en compte ce fait ?

A Burguet Moretti

  • Il y a beaucoup de confusion chez certains jeunes
  • Parfois il y a une confusion entre se radicaliser et faire le voyou
  • Il faut prendre le problème au quotidien
  • Cela repose sur la morale
  • Il y a des strates sociales mais également territoriales
  • Ajaccio, Bastia, Porto-Vecchio sont favorisées. Le reste du territoire est délaissé avec l’excuse : « on s’en occupera plus tard »
  • La population dans les territoires de moindre intérêt est vieillissante
  • Ces populations sont en attente

S Marchetti

  • Les jeunes (18-20 ans) m’ont surpris car ils ne connaissaient pas le sigle : SOMIVAC
  • On confond beaucoup de choses
  • Il faut réaliser que nous ne reviendrons pas vers une société agropastorale
  • Il faut mettre en avant le principe d’équité
  • Se poser la question : « À qui s’adresse-t-on ? »
  • L’élitisme doit aussi se développer

P Poggioli

  • Synthèse des propos tenus

JP Cristofari

  • Il y a un problème de la jeunesse qui est dégoutée de la « chose » politique
  • Faillite des partis traditionnels, des syndicats…
  • L’objectif : donner l’envie aux jeunes générations de s’intéresser à la politique
  • Donner des responsabilités aux jeunes
  • Sur Bastia, les quartiers Sud doivent attirer toute l’attention

F Bonardi

  • À Aiacciu se sont les pauvres qui ont fait l’élection lors des municipales
  • Les gens sont asservis
  • La radicalisation n’est pas politique ! Elle se retrouve dans le fait que les gens se vendent au plus offrant
  • Les gens ne parlent plus
  • Les forces vives sont annihilées
  • Il faut gagner ensemble !
  • Il faut avoir le courage politique de dire aux gens : « vous vous êtes vendus »

M Simeoni

  • Cette présentation est réelle et dramatique
  • Ce sont des sacrifiés !
  • On ne va pas pouvoir sortir tout le monde de l’impasse en même temps !
  • Nous sommes à une période cruciale
  • Nous avons expérimenté toutes les formes de régimes sans succès
  • Le système est en faillite
  • Néanmoins, il faut admettre que le clan n’a pas toujours eu que des aspects négatifs dans le passé. Actuellement oui !
  • Le clan créait de l’aliénation mais pas du racisme
  • Le clanisme n’est plus synonyme d’entraide. Aujourd’hui, tout le monde veut sa belle voiture !
  • On ne peut s’en sortir qu’en créant un autre modèle. Et cela ne ne peut passer que par nous !

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REUNION PUBLIQUE DU 26 JUIN 2015

 Synthèse de la réunion du vendredi 26 juin 2015

20 h Bistrot du Cours, 10 Cours Napoléon



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Thème de la réunion :

« Quel projet d’organisation politique et administrative interne, pour la Corse en 2016 ?»

Secrétaire de séance : Jean-Louis Rossi

Assistance : 34 personnes

Déroulement de la réunion

Coordinateur de la thématique : M Defranchi

  1. Accueil (JL Rossi) [20 : 15]
  1. Présentation d’éléments nécessaires à la discussion (J Taddei, P Medurio) [20 : 20]
  • Parole à la salle [20 : 40]
    1. Explication du mode de prise de parole adopté (F Bonardi)
    2. Gestion de la prise de parole (F Bonardi)
  • « Chairman» (P Poggioli)
  1. Conclusion (JL Rossi) [22 : 30]

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Échanges

Remarques :

  1. Les noms reportés sont ceux donnés par les différents intervenants lorsque ces derniers ont bien voulu indiquer leurs identités.
  2. La prise de parole a fait l’objet de sous-thématiques (ST) posées par le « chairman ».

ST1a : Quels sont les besoins de la Corse ?

P Bruno

  • Obligation que les élus rendent des comptes aux citoyens ?
  • Nécessité de trouver les moyens pour les citoyens ne soient pas uniquement dans la réaction, qu’ils soient réellement informés.

JD Rossi

  • Le gouvernement propose une décentralisation dans un cadre général. Est-ce suffisant et satisfaisant ?
  • Nécessité de prendre en compte les aspirations réelles du peuple.
  • Mise en avant des difficultés des discussions avec le gouvernement.
  • Ne pas refaire l’erreur de 2003 !
  • Indépendance, indépendance associée, autonomie… ?

AG Chiari 

  • Réformer les têtes et les hommes avant les institutions.

ST1b : Quels sont les manques que pourraient réformer des évolutions institutionnelles ?

J Ferrari

  • Redéfinir le rôle de l’État et ses prérogatives.
  • Actuellement ce qui est prévu c’est la suppression des assemblées départementales mais pas des départements !
  • Cette question est systématiquement évacuée, oubliée !
  • Constat : atomisation de la vie politique et économique.
  • La réforme ne règle pas le problème. Il sera identique après.
  • Exemple : les CCI ont leurs propres statuts.
  • Un autre problème évacué : le périmètre de cette nouvelle collectivité.
  • Crainte : élus « hors sol » (déconnectés de la réalité du terrain) qui vont décider sans concertation.
  • La population doit se mobiliser !
  • Nécessité : définir nous mêmes les compétences que cette collectivité aura et ne pas se les laisser imposer par Paris.

T Fieschi

  • L’objectif de Paris pour cette réforme n’est pas la décentralisation.
  • Réforme territoriale : pas fondée sur la volonté de l’État de se dégager de certaines compétences.
  • Nous sommes actuellement « à cheval » sur deux dynamiques, deux logiques : (i) cette réforme générale et (ii) une réforme éventuelle propre à la Corse.
  • Il faut néanmoins exploiter cette réforme au maximum pour « gommer » des dysfonctionnements que l’on constate depuis des années.
  • Il doit y avoir une mobilisation sur des propositions concrètes et relayées par l’assemblée de Corse :
    • L’administration interne doit permettre de casse cette situation « statique » connue actuellement,
    • Acquérir des compétences d’autonomie.

AG Chiari 

  • C’est au peuple corse dans sa diversité de faire le choix !
  • Le bilinguisme dans l’administration est possible !
  • Il faut enfoncer le clou : faire enfin accepter la diversité de la Corse.

P Poggioli

  • Point sur les échanges. Synthèse intermédiaire.

F Bonardi

  • La Normandie a dit que cette réforme ne sera pas la sienne.
  • Car il y a trop d’incertitudes.
  • Question : «17 % de chômage, on reste dans le régime commun… Ne pourrions-nous pas être plutôt considérés comme des îliens ? Ne devons-nous pas être plus vigilants ?».
  • Le peuple doit impérativement dire ce qu’il veut !
  • En réalité les socialistes au pouvoir actuellement à Paris veulent 11 régions comme d’autres avant eux…
  • C’est une solution administrative qui ne règle en rien les problèmes économiques et culturels.
  • Donc, les problèmes seront toujours les mêmes.
  • Comment cette loi NOTRe peut elle produire du développement ?

ST1b : À quoi vont servir ces réformes ?

P Medurio

  • La sinistrose est de mise mais injustifiée.
  • Le problème est entre nous.
  • Celui qui veut s’informer le peut !
  • Nous avons du chômage car nous avons une « exode » de nos jeunes.
  • C’est une économie de la précarité dans beaucoup de domaines : agriculture, BTP…
  • On doit réorienter l’économie réelle !
  • Les élus de l’assemblée ne sont pas « hors sol ».
  • Les institutions crées des freins que l’État, par cette réforme, essaye de supprimer.

JL Orlandetti

  • Il y a actuellement deux voies : (i) La loi NOTRe et (ii) l’attente d’un projet politique.
  • Comment accompagner cette réforme, qui n’est qu’un problème ponctuel, momentané ?
  • Il faut peser sur les institutions pour aller plus loin, pour nourrir un projet politique.
  • Il faut faire participer les citoyens et les nationalistes, dans leur ensemble, doivent être moteurs de ce processus.
  • Il ne faut pas partir que sur un seul pied !

M Defranchi

  • En phase avec les deux derniers interlocuteurs.
  • Exemple : aujourd’hui un élu de l’assemblée coiffe l’Europe et l’Enseignement supérieur. Nos élus ont donc du pouvoir mais ils sont « hors sol »!
  • En réalité, l’État ne réforme pas sa carte administrative.
  • Exemple : Préfet qui est en charge de la filière bois.
  • On supprime les départements, on passe de 3 compétences à 1 seule mais la seule vraie question est : Comment range t’on la maison ?
  • On attend désespérément que notre classe politique fasse remonter ses propositions concrètes.

ST2 : Pouvons-nous formuler des propositions plus concrètes ?

Pamela

  • Dernière réunion sur le PADDUC à Ajaccio a soulevé le problème de la compétence des élus.
  • Comment se fait-il que l’on soit obligé d’aller chercher les compétences ailleurs ?
  • N’y aurait-il pas moyen de mettre une loi en place qui impose le recrutement des locaux à qualification égale ?
  • Comment donner la parole au citoyen ?

P Bruno

  • Le problème c’est le silence de la classe politique.
  • La communication doit guider le peuple.
  • Il faut demander des comptes.

JD Rossi

  • Nous devons nous diriger vers une simplification.
  • Nous devons aller vers une incitation du regroupement des communes. Est-ce valable pour la Corse ? Utopie ?
  • En fait, cette simplification est une obligation car angoissant si elle n’est pas faite réellement. Problème démocratique majeur si ce n’était pas mis en place.
  • Il faut regarder les choses en face et ne pas se mentir : la règle générale est que l’élu n’est de proximité que pour la période précédent les élections.
  • Disons le hait et fort : les départements sont de trop !
  • Les supprimer est une urgence.

J Rocca Serra

  • Les nationalistes ont toujours lutté pour la suppression des conseils généraux : c’est donc une évidence.
  • Il faut partir du nombre excessif de communes en Corse.
  • Constat : les communautés de communes actuelles sont aussi des foyers du clanisme.
  • Il faut réfléchir sur des bassins de vie.
  • Organisation suivant les vallées.
  • Question : Quel type de développement, de société ?
  • Réflexion : sur l’économie sans oublier l’intérieur.
  • Faire l’inverse de ce qui se fait : partir des choix !

L Sauvan

  • En Corse, nous disposons des personnes qualifiées néanmoins former en Corse n’est pas évident.
  • Peu d’enfants vont jusqu’à l’université.
  • Il faut travailler sur nos enfants.
  • L’emploi c’est eux !
  • Il faut donner l’esprit d’entreprise.
  • Faut-il toujours partir pour ensuite revenir ?

D Lucciani

  • L’organisation administrative à moyen terme : suppression des conseils généraux.
  • Ne pas refaire l’erreur du référendum de 2003.
  • Il faut concentrer les pouvoirs à l’assemblée de Corse pour enfin identifier les responsabilités.
  • La représentation du rural pose un problème qui peut être identifié comme un problème « culturel ».
  • La représentation des territoire : fictive ? Doit-on prendre en compte des communes qui sont maintenant plus virtuelles que réelles ?
  • Impérieuse nécessité : responsabiliser ceux qui prennent les décisions !

P Poggioli

  • Point sur les échanges. Synthèse intermédiaire.

J Rocca Serra

  • Des choses sont faites dans le secteur de la formation depuis des années.
  • Le regroupement des communes est un choix judicieux pour la Corse.
  • Doit-on céder à la logique de la concentration urbaine ?
  • Doit-on se résigner à abandonner les territoires de l’intérieur ?
  • Utiliser les opportunités de l’ère numérique.

P Medurio

  • Nous sommes face à un cercle vicieux.
  • Nous devons réorganiser et réorienter l’économie en Corse.
  • Les services publics doivent être accessibles même dans l’intérieur.
  • Évidence : regroupement des communes (budgets devenus « squelettiques » par commune).
  • Territorialisation des services de la CTC.

J Ferrari

  • Il y a deux théories qui s’affrontent :
  1. Concentration des pouvoirs (danger !!!!).
  2. Principe de subsidiarité.
  • Une proposition : auto-organisation.
  • Propositions :
    • P1 : La collectivité unique définit ses territoires d’interventions : Pieve.
    • P2 : Les offices et agences sont supprimés.
    • P3 : Nous devons nous repositionner par rapport à notre environnement naturel (Méditerranée). Définir et utiliser une vraie compétence de décentralisation.

P Poggioli

  • Point sur les échanges. Synthèse intermédiaire.

M Defranchi

  • L’État français nous a déjà doté d’outils de décentralisation.
  • La CTC dispose de beaucoup de prérogatives.
  • Les agences et offices ne sont que des « casquettes » pour des élus.
  • La CTC a 9 territoires d’intervention mais en réalité, il n’y a pas de réelle politique à mettre en œuvre sur ces territoires.
  • La technocratie prend le pouvoir car les élus ne sont pas là pour travailler.

JL Orlandetti

  • Il faut qu’il y ait un projet de société.
  • Il faut supprimer les conseils généraux.
  • Centraliser les pouvoirs.
  • Même si nous savons tous que le clanisme s’adapte.
  • Proposition :
    • P1 : Il faut inventer une autre représentativité avec des contre-pouvoirs (pas que des élus).
    • P2 : Surmonter le problème du cumul des mandats et des fonctions.

F Bonardi

  • Explication d’une expérience personnelle :
    • Vie dans un village du rural : mise en place d’actions de formation/action, regroupement des communes réussi…
    • Animateur sur Aiacciu : pas de contact avec pôle emploi, existence de petits villages isolés en pleine ville,
  • Quand on ne connaît personne on est personne !
  • On doit aller vers les gens !
  • Le problème à résoudre est celui du cumul du mandat et de l’accaparation du pouvoir par certains.
  • Sans économie, que changera la suppression des conseils généraux ?
  • Le clientélisme ne cessera que si nous développons ce Pays.

JD Rossi

  • Nécessité de se diriger vers une économie productive.
  • Nos vaches sont des vaches sacrées : ni on les tue, ni elles produisent !
  • Comment insérer nos jeunes.
  • Changement culturel ou révolution culturelle ?

D Lucciani

  • Rendre les élus responsables.
  • Pour les offices : suivre l’exemple des sardes (simplification administrative). Créer des sortes de ministères.
  • Changer le système des transports sinon pas d’essor économique possible !
  • Retrouver notre environnement !

Pamela

  • L’autorité et le pouvoir des maires pose-t-il un problème ?

M Defranchi

  • Le gouvernement donne l’opportunité de simplifier et de décider seulement à 2 niveaux !
  • Néanmoins, si on continue à pouvoir cumuler mandats et fonctions, le problème du clientélisme sera toujours là.
  • Se faire à l’idée que cette dérive existe aussi ailleurs.
  • L’humanité va à l’urbain et à la mer, il faut se résoudre à cela !

Mme X

  • La Corse a besoin de remettre les compteurs à zéro.
  • Il faut imposer la langue corse.

P Bruno

  • Nous sommes dans un système qui peut être considéré comme un cadre dont les contours sont tombés.
  • En fait, le système favorise quelques intérêts.
  • Il faut utiliser nos richesses comme l’eau.
  • Casser la stratégie du silence.

J Rocca Serra

  • Il faut supprimer des communautés de communes et les conseils généraux.
  • Faire uniquement des grosses communes.
  • S’appuyer sur un choix de société.

P Poggioli

  • Point sur les échanges. Synthèse finale.
  • Il faudra une révolution culturelle !

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L’après réunion est aussi enrichissante !!!!!!

REUNION PUBLIQUE À BASTIA LE JEUDI 02 JUILLET

Natu di marzu di u 2015, u cerculu di riflessione « I CHJASSI DI U CUMUNU » urganiseghjà una prima riunione publica in

Bastia,

u 2 di lugliu prussimu, a 8 ore di sera, Ustaria Ostella, Via Sampieru Corsu, sbuccata Sudu

A riunione, dopu u ramentu di u principiù di a dimarchja e a prisintazione di u cerculu fatta dà i fundatori (ughjettivi, fundamenti et ingaghjamenti, attrachji- blogu, pagina facebook, riunioni..) trattarà di u tema

« Parchi un cerculu di riflessione oghje?»

I participenti sò invitati à discorra, tra altre quistione e prublematiche, intornu a e teme seguente :

U cerculu  « I CHJASSI DI U CUMUNU »

  • Pò essa un gruppu di riflessione e di studdii ?
  • Pò essa gruppu d’influenza ?
  • Pò identificà e prublematiche e più impurtante ?
  • Pò pirmetta e discussione al-dillà di e sfarente pusizione ?
  • Pò aiutà u dibatittu a ritruvà e sò scope maiò ?
  • Pò aiutà a chjarificà l’andatura naziunale corsa ?
  • Pò purtà una cuntribuzione a e dicizione di e sfarente strutture
  • Pò pirmetta di megliu veda chi mezzi avemu a dispusizione e chi altri mezzi pudariamu sgaghjà pà sbuccà ?

&&&

Crée en mars 2015 à Aiacciu, le cercle de réflexion « I CHJASSI DI U CUMUNU » organise une première réunion publique à

BASTIA,

 le 2 juillet 2015 à 20 heures, Hôtel Ostella, Avenue Sampiero Corso, Sortie Sud.

La réunion, après la Genèse de la démarche et la présentation du cercle par les fondateurs (Objectifs, fondements et engagements, outils (blog, page facebook réunions…), traitera de la thématique

« Pourquoi ce cercle de réflexion aujourd’hui ? »

Les participants sont conviés à débattre, entre-autres questions et problèmatiques, des thèmes suivants :

Le cercle « I CHJASSI DI U CUMUNU »    

  • Peut-il être un groupe de réflexions et d’études ? 
  • Peut-il être groupe d’influence ? 
  • Peut-il identifier les problématiques essentielles? 
  •  Peut-il permettre le dialogue au-delà des appartenances diverses ? 
  • Peut-il permettre de recentrer le débat sur des enjeux majeurs ? 
  • Peut-il permettre de donner une lisibilité à la démarche nationale ? 
  • Peut-il apporter une contribution aux décisions des structures ? 
  • Peut-il permettre de mieux discerner les moyens dont nous disposons et quels autres moyens on pourrrait dégager pour y arriver ?