CONTRIBUTION : LA PAIX N’EST JAMAIS ACQUISE

Paix

1 – De la paix en général

La paix n’est jamais acquise, le travail de prévention des conflits implique un travail sur les causes et les facteurs passés, présents ou à venir.

Comme ces conflits sont souvent politiques économiques et sociaux, la prise en compte du facteur humain, la promotion de la démocratie et des actions éducatives sont importants dans leur prévention.

La paix s’enracine dans la justice sociale, dans l’harmonie et le développement des personnes et des peuples.

Travailler à la résolution des conflits est essentiel, comme le montre l’histoire : de nombreux pays vivent encore avec les stigmates de leurs conflits passés, faute d avoir pu véritablement mettre en place des processus permettant une réelle réconciliation.

Aussi la paix en tant que dimension spirituelle et culturelle requiert de multiples exigences. Le respect de l’environnement et des diversités culturelle et religieuse en font partie.

2 – De la réconciliation comme base à la paix

La réconciliation peut s’établir aussi pour des conflits internes, portés par des organisations politiques qui luttent pour leur libération nationale.

Reconnaître les traumatismes, les dommages et accepter le deuil sont des voies importantes pour consolider la paix.

3 – Des facteurs de consolidation de la réconciliation

Il est donc important d’intervenir sur les différents protagonistes qu’ils soient organisations institutionnelles (État, collectivités locales) ou représentants de groupes politiques.

Consolider la paix nécessite de multiplier les efforts envers la paix :

-lutter contre toutes formes de discrimination et protéger les personnes en danger,

-lutter pour la justice et contre l’impunité facteur de violence,

-consolider l’État de droit,

-consolider la démocratie en proie à une corruption électorale endémique source de violence.

4 – De la corruption comme facteur empêchant la réconciliation

Dans les États dans lesquels les institutions sont faibles, c est parfois la corruption qui fait le système et permet d’éviter la violence. À ce moment L’État n’assure plus son rôle de régulateur de l’ordre social et en est réduit à céder ses prérogatives à d’autres formes de régulation : du clan aux organisations criminelles.

Un système peut donc donner le sentiment de bien fonctionner parce qu il ne génère que peu de violence, sans que ceci soit nécessairement un gage de bonne gouvernance.

Ainsi la corruption ne va pas toujours de pair avec le conflit.

  5 – De la bonne gouvernance comme facteur facilitant la réconciliation

La clé de la bonne gouvernance passe par l’obligation de rendre des comptes, obligation qui peut être définie comme une force que l’individu ne maîtrise pas et qui l’amène à penser et a agir d’une façon particulière :

-ne pas tolérer le pillages des richesses collectives par ses dirigeants ,

-exiger éthique, honnêteté et intégrité et service du bien commun.

Dans une démocratie la force anticorruption est constituée par les électeurs .

Alors les dirigeants y font preuve de bonne gouvernance car le prix a payer en cas de non respect est élevé.

6 – De l’engagement dans une action continue et pérenne de bonne gouvernance

Existe-il existe t-il solutions miracles contre la corruption ?

Des solutions directes certes pas.

Mais la création d’un environnement propice à sa disposition certes oui :

-création d’instance indépendantes chargées de superviser les activités publiques

-mise en oeuvre de mesures destinées a rendre le recrutement du service public plus transparent

-amélioration de l’accès des citoyens a l’information,

-promotion d une culture de tolérance zéro en matière de corruption

 7 – De la philosophie de la présente contribution

La philosophie générale est de donner une chance au développement, à la jeunesse, à la culture, à la justice sociale, à la responsabilité individuelle, à la création, à la beauté, bref donner une chance à l avenir

Voici le schéma qui doit guider à la résolution des conflits : bonne gouvernance associée à la lutte contre toutes les formes de corruption, action continue et pérenne de consolidation de réconciliation, puis instauration d’une paix durable.

Félix Bonardi

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