A Corsica in dolu

Un homme d’exception nous a quittés ce 14 décembre 2018.

Edmond Simeoni incarnait l’homme engagé d’une Corse régénérée, d’une Corse qui voulait ressusciter, d’une Corse qui voulait s’émanciper.

Alors que ses contemporains, hommes politiques parfois brillants, parfois moins, mais tous au verbe haut et au caractère affirmé, symbolisaient soit un clan, soit un territoire, Edmond Simeoni, lui, fédérait et incarnait la Corse. Il n’était ni le candidat du Niolu ni l’émergence d’une entité politique indéfinissable. Non. Il a su raviver une flamme qui brûlait et qui brûle encore en chaque Corse, cette flamme que la soumission à la culture dominante a su atténuer avec tantôt de la brutalité tantôt de la finesse corruptible.

Même dans l’adversité la plus acharnée, et Dieu sait qu’il l’aura subie, personne n’a jamais pu être indifférent à cet homme et au message qu’il a su porter et populariser. De ses ennemis politiques à ses amis, et de ses partisans les plus farouches aux militants qui ont pu être parfois plus critiques, tous ne peuvent qu’être bouleversés par la perte d’un des plus illustres enfants de la Corse contemporaine. Si ce n’est le plus illustre.

Par cet universalisme corse, que cet homme a su offrir à tous nos compatriotes, aujourd’hui il ne semble pas malaisé d’affirmer que tous les Corses sont quelque part un peu orphelins.

Condoléances sincères à sa famille, à ses amis et condoléances au Peuple corse.

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