SYNTHÈSE RÉUNION PUBLIQUE DU MERCREDI 17 FÉVRIER 2016, AIACCIU

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Synthèse de la réunion du mercredi 17 février 2016

20 h Bistrot du Cours, 10 Cours Napoléon 

Thème de la réunion : «2016 : Après la victoire électorale : Commençons à construire la Corse de l’avenir»

 

Secrétaire de séance : Jean-Louis Rossi

Assistance : 35 personnes

Déroulement de la réunion 

Remarque : la réunion s’est décomposée en 3 parties distinctes avec des buts et des intervenants différents.

Début de la réunion (à partir de 20h)

  1. Introduction (JL Rossi)
  1. Présentation du thème du jour (P Poggioli)

Remarque : le texte qui a servi à cette partie a déjà été publié sur ce blog le jeudi 18 février 2016.

  1. Parole à la salle
    1. Explication du principe du « bâton de parole » (S Barbolosi)
    2. Prise de parole (S Barbolosi est en charge de la logistique (passage du bâton, P Medurio fait office de « chairman »)
    3. Interventions Il a été décidé de scinder la prise de parole dans la salle en trois sous-thèmes successifs :
      1. Partie 1 : « Les attentes des gens »
      2. Partie 2 : « Les moyens à disposition des élus »
      3. Partie 3 : « Quelle peut-être l’action de notre cercle ? »

Remarque : les noms reportés sont ceux donnés par les différents intervenants lorsque ces derniers veulent bien indiquer leurs identités.

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Partie 1 : « Les attentes des gens »

P Medurio

  • Le facteur temps est à prendre en compte.
  • Le temps disponible n’est en fait que de 1 an ½ pour réaliser des choses dans cette nouvelle mandature.
  • Passé ce délai, nous serons déjà dans une autre campagne électorale.
  • Ce facteur est donc un facteur limitant pour des changements de « fond ».
  • Les réformes structurelles se feront après, même s’il faut dès à présent en poser les bases.

JD Rossi

  • Les gens attendent du changement.
  • Nous sommes dans une période de transition où l’on ne sait pas trop ce que veulent faire les dirigeants.
  • Si changement prioritaire, il est au niveau de la gouvernance.
  • Cette gouvernance est la représentation du peuple corse, elle doit donc être irréprochable.
  • Il faut balayer la tentation de mettre en place un système néo-claniste.
  • Il ne faut pas que ce cercle « colle » au pouvoir.
  • Il faut donner une philosophie sur la lutte d’émancipation.
  • Ce n’est pas une lutte que pour les nationalistes.
  • Elle doit être transversale.
  • Donc, toucher des personnes d’autres partis.

J Martini

  • Il faut assurer pour l’échéance qui se présente dans 18 mois.
  • Il y a un travail de terrain à effectuer.
  • Il faut impérativement s’intéresser aux plus faibles.
  • Se pencher sur les problèmes des « délaissés ».
  • Par exemple : les personnes âgées.

T Fieschi

  • Il y a deux approches possibles.
  • La première, l’approche politicienne, ne permet pas de marges de manœuvre pour l’équipe dirigeante.
  • La seconde, permet d’aller en profondeur et de remettre en avant cette notion d’émancipation.
  • Cette notion d’émancipation doit être reprise l’ensemble de notre peuple et par les plus faibles.
  • Il faut regarder ce qui a été fait ailleurs.
  • Il faut mobiliser les forces « vives ».
  • Le politique pourra ainsi s’adosser et sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent quasiment tous les partis en Europe actuellement.
  • C’est le principal danger qui guette l’équipe en place actuellement.

S Barbolosi

  • On ne peut pas demander en 2 ans à une nouvelle équipe ce que les autres n’ont pas réussi à faire en 30 ans !
  • Mon sentiment est que les nationalistes sont au pouvoir pour longtemps.
  • Ce qu’attendent les gens en priorité : un toit et de quoi manger.
  • Il faut faire attention à ce que les dirigeants restent « sur Terre ».
  • C’est ce que les autres mouvances n’ont pas saisi.
  • Je veux faire confiance aux nationalistes même si ce n’est pas ma famille politique.

JL Orlandetti

  • Il faut une démarche qui permette aux élus de ne pas se couper du peuple.
  • La Corse ne compte pas pour les partis « classiques » nationaux.
  • Ce qui peut casser la dynamique corse, c’est la prochaine élection présidentielle sur le continent.
  • En fait, la Corse est une expérience horrible pour la France.
  • I Chjassi doivent permettre de mobiliser tous les secteurs de la vie publique.
  • En effet, la lutte d’émancipation se fait avec toutes les composantes d’un peuple et pas seulement les élus !

MA Leandri

  • Rien n’a changé pour notre cercle.
  • Nous ne réfléchissons pas en fonction des échéances électorales.
  • Les mots importants sont : (1) émancipation et (2) transversalité.
  • Ce peuple détient un vrai pouvoir d ‘émancipation.
  • Nos travaux doivent permettre de démontrer que nous sommes capables de maîtriser notre destin.
  • Nos relations avec la mandature actuelle doivent être bienveillantes mais nous devons rester vigilants.
  • Un peu comme des sentinelles.
  • Notre travail s’inscrit dans le long terme.

P Medurio

  • Recadrage de la discussion : respect des trois parties imposées.

P Bruno

  • Qu’est-ce qui empêche la population de s’exprimer ?
  • Le peuple doit demander des comptes.

T Fieschi

  • Première attente : que la nouvelle équipe sorte de la relation de tête à tête avec Paris.
  • Il faut rentrer dans une stratégie de « contournement ».
  • Pour l’instant, c’est le cas.
  • La méthode du « tête à tête » est stérile.
  • Il faut s’ouvrir sur la méditerranée.
  • L’exemple du jardin de l’empereur :
    • Nos représentants ne se sont pas jetés dans les bras du préfet.
    • Ils ont vu les personnes intéressées.

P Chiarasini

  • Plusieurs volets doivent être appréhendés.
  • La société civile doit avoir une action sociale de proximité.
  • Les institutionnels doivent s’occuper de faire fonctionner l’institution et de s’attaquer aux urgences.
  • Les marges de manœuvre sont étroites.

J Marti

  • Des personnes sont déçues par la politique.
  • Il faut les informer.
  • Comment faire pour les toucher ?

P Medurio

  • Synthèse intermédiaire de la partie 1
  1. L’Assemblée de Corse doit être la « Maison de Verre ». Besoin de transparence.
  2. Il faut répondre aux urgences (réforme territoriale, personnes en difficulté ou en perdition…).
  3. Il faut également montrer qu’il va des changements importants. Par exemple : les transports (renverser l’ancienne logique en place).

N Laredo

  • La « Maison de Verre » est importante.
  • Ainsi, cela enlève tout risque de dérives.
  • La manière dont la nouvelle gouvernance s’est attaquée au problème des transports est en adéquation avec nos attentes.
  • Il serait bon que nous ayons un véritable projet de société !
  • Projet : pourquoi ?
  • Projet : pour qui ?
  • Projet : pour quand ?
  • Il faut approfondir le concept de communauté de destin et le remettre en avant.
  • Ce concept est primordial.

MA Leandri

  • Le règlement des prisonniers politiques doit être une priorité absolue.
  • C’est la question la plus « épineuse ».
  • Nous avons mandaté nos élus pour cela.

P Medurio

  • Synthèse de la partie 1 :
  1. Les attentes porte sur la gouvernance. Besoin de transparence.
  2. Il faut mobiliser la société civile ainsi que la diaspora.
  3. Il faut éviter que la classe politique ne « vive » qu’à l’Assemblée de Corse.
  4. Une limitation : le temps !
  5. La question de l’élection présidentielle en France est à prendre en considération.
  6. Il sera nécessaire de mobiliser le peuple corse, communauté de destin, sur un projet.
  7. La libération des prisonniers demeure une revendication prioritaire.
  8. L’Assemblée de Corse n’a pas tous le moyens pour résoudre les problèmes dont sont confrontés les gens qui vivent sur cette Terre.

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Partie 2 : « Les moyens à disposition des élus »

S Barbolosi

  • Les marges de manœuvre sont limitées.
  • Pour le problème des prisonniers, il faudrait que les lois en vigueur soient respectées (rapprochement).
  • C’est juste scandaleux !
  • On ne peut pas demander à cette nouvelle équipe de tout traiter.
  • Les ordures ne sont pas une priorité de l’Assemblée mais des communautés de communes.

P Medurio

  • Les marges de manœuvre sont d’autant plus minces que les caisses sont vides.

Pamela

  • Il serait bon de hiérarchiser les priorités.
  • Ceci est une nécessité car le temps de mise en œuvre est très court.
  • Depuis les dernières élections, l’État regarde la Corse différemment.
  • Les interlocuteurs locaux ne se « couchent » plus !
  • Les données ne sont donc plus les mêmes.

P Chiarasini

  • Les marges de manœuvre sont étroites en générale.
  • L’action se concentre sur deux relais :
  1. Le symbolique
  2. Le régalien
  • Le problème est que ces deux dernières actions ne règlent pas les problèmes socio-économiques rencontrés par les gens au quotidien.

N Laredo

  • Une suggestion : que le cercle traite le dossier des déchets.
  • Qu’il en fasse même une réunion en invitant la présidente de l’Office de l’Environnement.
  • La problématique des prisonniers est une problématique particulière à traiter à part et avec la plus grande attention.
  • L’idée avancée d’États Généraux est pertinente.

J Marti

  • Les principes doivent être énoncés.
  • La méthode aussi !
  • Une rupture avec le passé est attendue.
  • L’exemplarité est nécessaire.
  • Il faut redonner de la dignité à ceux qui pensent l’avoir perdue.

F Bonardi

  • La marge de manœuvre se trouve en fait dans le peuple.

P Bruno

  • Qu’est-ce qui empêche l’Assemblée de Corse de devenir une « Maison de Verre » ? (exemple : cas des marchés publics).

S Barbolosi

  • Pour les marchés publics tout est transparent et très cadré !
  • Il faut arrêter de fantasmer et de parler à tort et à travers.
  • Ce qui pose parfois problème, c’est l’ouverture des plis.

T Fieschi

  • L’élection de décembre est la réponse du peuple à une classe politique à la dérive.
  • Le pouvoir a été confié à une classe politique « militante ».
  • C’est une génération issue des bancs de notre université.
  • Nourrie par cette université.
  • Nous avons donc une confiance totale.
  • Ailleurs, la population s’est parfois abandonnée à d’autres choix plus douteux.
  • Sur le symbolique : le travail se fait.
  • Il faut arriver à trouver des marges financières pour pouvoir se donner les moyens d’avancer.
  • Il faut être vigilant à ce que ce ne soit pas les « experts » qui gouvernent à la place du politique.

P Medurio

  • Synthèse de la partie 2 :
  1. L’Assemblée de Corse a besoin de s’appuyer sur l’ensemble des forces de l’île.
  2. Elle a un rôle « d’impulsion ».
  3. Elle est dirigée par une génération de nationalistes militants qui doivent donner un cap et être suivis.
  4. Le facteur financier est un frein aux moyens d’action.
  5. Il faudra un temps de « remise en ordre ».

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Partie 3 : « Quelle peut-être l’action de notre cercle ? »

S Barbolosi

  • Lors de la première réunion de ce cercle vous aviez dit que vous vouliez mettre les gens autour d’une table pour vous attaquer à des problèmes en profondeur.
  • C’est ce que vous avez fait.
  • Il faut effectivement aller vers la population.
  • Écouter ce que les gens ont à dire.
  • Je ne fais confiance en personne, en règle générale.
  • Il faut que nous changions aussi notre mode de fonctionnement avec les élus.
  • Arrêtons de nous mettre dans la position du « demandeur » !

C Taddei

  • Nous pourrions croire que les propos tenus ici sont pessimistes.
  • Il ne faut pas.
  • Il faut positiver car la victoire de décembre est une chance pour notre peuple.

MA Leandri

  • Nous sommes tous convaincus qu’ils vont réussir.
  • Lors des dernières réunions nous avons souvent avancés que : « nous avons les élus que nous méritons ».
  • Le peuple doit donc se prendre en main.
  • Il doit changer ses pratiques également.
  • Il ne doit plus accepter l’assistanat.
  • Nos discours, nos travaux doivent éclairer le débat. Générer cet éveil, cette mutation. Créer ce sursaut.
  • Notre rôle s’inscrit à long terme.
  • I Chjassi doivent perturber.
  • Les élus y arriveront.

JD Rossi

  • Les Chjassi doivent continuer comme ils ont débuté.
  • Il faut aller vers les gens en le portant ailleurs.
  • Doit-on apporter des réponses techniques ?
  • Doit-on exclusivement traiter des problèmes de fond ?
  • Comment un cercle si petit peut arriver à toucher toutes les couches de la population  et pas seulement les corses ?
  • L’idée de la Nation est à mettre en avant. FEMU INSEME devrait être le slogan.
  • Il faut donner les moyens à ce peuple de choisir sa destinée.
  • Il faut donc continuer ce travail de fourmi.
  • Il faut revendiquer, avancer les arguments avec sérénité, tranquillité.

P Poggioli

  • Il faut faire attention à ne pas tout mélanger.
  • Il y a des choses qui s’imposent : les problèmes techniques.
  • Des choses plus « profondes » qui peuvent se traiter avec moins d’urgence.
  • Le problème rencontré par la Corse est celui d’une crise de la Corse rurale.
  • Cette dernière est à la dérive avec une urbanisation bondissante.
  • Il faut essayer de remettre « en route » cette notion de communauté corse solidaire.
  • L’aspect psychologique est aussi à prendre en compte.
  • La dérive sur les réseaux sociaux est symptomatique d’une société qui se cherche (insultes, grossièretés…).
  • Il faut retrouver l’âme de la Corse.
  • Rechercher ceux qui en ont la mémoire : nos anciens isolés.
  • Il faut se pencher sérieusement sur le phénomène de pauvreté.

F Bonardi

  • Ce cercle est encore plus intéressant maintenant.
  • Il faudrait régénérer le mouvement alternatif et savoir écouter.

J Marti

  • Mise en avant des 4 S :
  1. Sol,
  2. Sang,
  3. Séjour,
  4. Solidarité.

P Bruno

  • J’ai accueilli les Chjassi sans perdre mon âme.
  • Le cercle doit avoir un rôle intermédiaire.
  • Il faut dire les choses et le faire.

P Medurio

  • Synthèse de la partie 3 :
  1. Au départ ce cercle est né d’un besoin d’avoir une réflexion commune dans le mouvement national.
  2. Il faut pousser la réflexion, développer des idées et des concepts jusqu’auprès des politiques nationalistes.
  3. Il faut faire venir des compétences pour répondre à des problématiques pointues particulières.
  4. Il faut travailler sur la symbolique : questions historiques, faits concrets…
  5. Il faut aussi accompagner nos élus.

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Conclusion (JL Rossi)

  • Si nous avons été « accueillis » au Bistro sans que son propriétaire ne « perde son âme », c’est juste parce que nous n’avons jamais menti sur nos objectifs et les raisons de notre création. Nous œuvrons modestement à l’émancipation de notre peuple, à sa réelle reconnaissance et que nous espérons qu’il puisse être un jour maître de son destin. La teneur de notre charte le démontre sans ambiguïté.
  • L’objectif du cercle est, encore plus que jamais, de travailler à l’émancipation de notre peuple.
  • Travail à long terme qui n’est pas incompatible avec des réponses ponctuelles à des problèmes techniques.
  • Il est un espace transversal qui permet les échanges et également la remontée des idées vers les décideurs.
  • Nous avons commencé à tourner dans toute la Corse et nous allons accentuer la cadence pour aller, plus encore, vers les gens dans les différentes régions de Corse et dans nos quartiers.

Fin de la réunion (à partir de 22h 30)

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