TRIBUNE LIBRE : ENTRE « MACRO » (macro-économie) et « MICRO » (micro-économie), MON AUTRE VISION DE L’ÉCONOMIE APPLIQUÉE, EN CORSE.

Point_Interrogation

Loin des grandes théories, je préfère étudier une économie plus proche de la réalité des faits sociaux. Je pense que l’observation et l’analyse des comportements humains apportent les preuves et démontrent l’absurdité.

Entre « MACRO » et « MICRO »,deux sacrés personnages, j’ai préféré « MICRO » le plus sympa, le plus proche, celui que je voyais, celui avec qui j’échangeais dans la rue, celui que je pouvais et voulais comprendre pour construire ma vision du monde économique.

Le monde économique vit, respire mais difficilement quand la brume se transforme en voile. Tout le monde connait : « Les paroles s’envolent mais les écrits restent ». Cette citation m’a beaucoup appris, très jeune.

Dans le tout économique se placent les détails et ces derniers, agglomérés ou pas, font le tout.

C’est pourquoi, je me dois de prendre par le bout de la pelote, ce fil d’Ariane pour appréhender le monde de l’économie.

Si l’on peut considérer que l’économie doit être un instrument dont les hommes peuvent se servir pour décrire les décisions prises, alors la lumière peut arriver.

Sans trop entrer dans les petits détails, en restant observateur, je peux suivre le phénomène « MICRO » dans ses comportements quotidiens.

On dit que l’économie a du sens, mais quel sens ?

Peut-être, celui que certains hommes et femmes (une minorité) avec des intérêts très personnels, égoïstes ont décidé d’imposer à la Corse et aux corses ? Celui guidé par une fameuse main invisible ?

Si on considère que la Corse est un territoire « jardin », on doit pouvoir l’approvisionner par les transports et la distribution de personnes et de biens pour qu’un développement puisse naître .

Quand on observe des zones riches et d’autres délaissées sur le territoire régional, on peut légitimement se demander : « POURQUOI la méthode utilisée par les « jardiniers » n’est pas bonne sur tout le territoire corse ? » ?

Parfois, on constate que l’entente politique ou commerciale peut conduire à la folie et au désastre, si l’on n’y prend garde à temps. On sombre dans la schizophrénie, l’aliénation collective.

On peut, aussi, observer que si un système meurt, un autre se lève et connaitra la chute pour qu’un autre naisse comme une fleur, symbole d’espoir.

Mais aussi, il nous semble parfois que la société dramatise à l’excès ses problèmes, parlant de « crise » ou espérant la fin d’un système économique, alors qu’il ne s’agit que d’un ajustement nécessaire, normal, évolutif et toujours à reprendre.

La Corse est riche, plus qu’on ne l’imagine

Le potentiel issu du passé est sous nos pieds, devant nos yeux, il est partout sur l’île. Le rêve serait de ne pas gâcher les « jeunes » talents qui jaillissent aux quatre coins de cette belle contrée, qu’est l’île de Corse. La jeunesse apporte son énergie et peut construire un autre avenir économique. C’est ma conviction sachant que la nature fait bien son travail.

Dans mon petit endroit de terre insulaire (20 cm2 sous mes pieds) il m’arrive de discuter avec des corses ou autres qui ne parlent pas la même « langue » économique que moi.

Trop fréquemment, nous ne partageons pas le même point de vue sur un sujet commun.

Aucun drame pourtant entre nous, dans l’échange de points de vues, face la situation observée du moment. Tout évolue en bien, en mal. Les faits sont là pour confirmer ou infirmer ce qui est dit par les uns et les autres.

J’aime bien les arguments expliqués et démontrés. Les chiffres sont froids et on peut leur faire dire tout et n’importe quoi.

Je trouve rarement les bonnes personnes, les bonnes solutions mais je sais qu’elles existent, alors je cherche encore et encore… La Vérité.

En micro-économie, ce sont les petites énigmes de la vie banale et quotidienne, la mienne et celle de mon interlocuteur qui m’intéresse. J’essaye de comprendre sa vision pour avancer mes propositions qu’il pourrait amender ou valoriser .

C’est en multipliant les questions sur l’économie et ses zones d’ombre que l’on arrive à prendre du plaisir, à s’intéresser et à comprendre, de temps en temps, le monde qui nous entoure.

Sur mon chemin, j’encourage la parole, la question pour susciter le débat d’idées.

La « QUESTION dans le mille »

Pour donner un exemple à suivre, on peut s’appuyer sur une méthode que j’appelle « QUESTION » dans le mille ».

Il s’agit de poser UNE QUESTION que personne n’ose poser, celle qui dérange le fameux « système ».Dernièrement, lors d’un débat public, en tant que citoyen, j’ai demandé aux deux conférenciers de poser, pour moi, publiquement, la « Question dans le mille » dans les assemblées, dans les médias.

Les deux personnalités, organisatrices-animatrices, qu’étaient Jean-François Bernardini (leader des « Muvrini ») et Edmond Simeoni (célèbre docteur engagé) ont reconnu que cette question était très intéressante, qu’il s’agissait d’une grave interrogation sur le phénomène de la violence dans l’île de Corse. La situation est complexe, on peut s’en douter aisément.

Poser LA QUESTION qui ouvre la voie pour la compréhension d’une énigme qui hante la société corse aurait, je pense, l’avantage de mettre en lumière les causes et les conséquences d’une dérive économique.

Alors, en économie comme pour le phénomène de violence, on s’aperçoit que lorsqu’on détaille une situation, un fait, on peut commencer à comprendre une énigme qui pose confusion ou problème aux corses et à la Corse ?

Devant une cinquantaine de témoins spectateurs, ma question correspondait à une réelle préoccupation collective.

Au moment où j’ai tapé dans le « mille », j’ai vu tous les regards se tourner sur moi, c’était un signe remarquable !

La question avait frappé et réveillé les consciences dans la salle. Ce qui m’a confirmé que les «  béni oui-oui » accordent trop la vérité à leurs convenances, à leurs intérêts personnels… La réponse inédite et curieuse de Jean-François Bernardini à ma question ouvrait un nouvel horizon, devant nous.

L’hiver vient, la cloche de la clarification et de la responsabilité économique va sonner en Corse.

Les citoyens dans leur ensemble votent et contribuent par l’impôt à la construction de la société dans laquelle ils vivent. Ils sont, donc, les maîtres de leur choix, bons ou mauvais !!!

Mais ils ont la possibilité de se tromper ou se faire tromper. C’est souvent en marchant que l’on apprend de ses erreurs.

Qui dit argent public, dit argent de tous ! Qui dit argent de tous, dit argent pour tous !

C’est dans cette formule sur l’argent que le bât blesse. C’est à l’endroit ou au moment précis où l’on s’aperçoit d’une prise de conscience face au problème que l’on doit agir.

L’argent public est souvent mal utilisé, parfois détourné ou versé à une minorité de personnes (souvent les mêmes depuis des années).

Je me pose et pose une question : Quel intérêt pour une société de perdre son argent sans rien gagner ? On peut comprendre que c’est la mort assurée en lieu et place d’un développement de la société, d’une terre !

Je peux facilement croire, en les lisant, que les rapports de la cour des comptes pourraient aider les responsables pour éviter toute dérive. Hélas, nous constatons, tous les jours, que l’efficience n’est pas au rendez-vous. Le grand nombre de« généraux politiciens», de spécialistes ou experts corses ou autres, se détournent de l’intérêt général pour défendre les intérêts personnels.

La Corse fabriquerait-elle des savants hideux et idiots ? Quel paradoxe pour une île de beauté !

Des transports

Demander de bons transports entre la Corse et d’autres pays serait la moindre des requêtes citoyennes et une garantie pour le développement de la Corse, c’est chose publique certaine .

L’histoire récente de la SNCM est un bon exemple.

Sur une période, les hommes de la compagnie SNCM ont participé à la métamorphose de notre économie. Qui a le pouvoir sur le transport et la distribution tient et gardera la main sur l’économie et le territoire.

C’est un constat vérifiable pour qui veut bien enquêter et trouver.

Pendant plusieurs années, les responsables-représentants ont abandonné une compagnie maritime dans les mains de « garnements » sans conscience qui rejetaient leurs fautes sur l’état.

Cet état composé de plus de 65 millions de citoyens.

Pour faire un parallèle avec la compagnie SNCM, suivons le modèle d’un enfant turbulent à qui l’on donne un jouet : jusqu’à ce qu’il casse son jouet le  garnement est tranquille puisqu’il joue avec concentration.

Dès que le jouet ne l’intéresse plus, le petit redevient turbulent, pénible mais il reprend, en fait, sa vraie nature.

Ma conviction est presque forgée : l’éducation est primordiale pour limiter la casse.

Quand l’argent public sert de jouet aux « garnements », je crains que l’on s’appauvrisse financièrement et intellectuellement. Nous avons été colonisés jusque dans nos cerveaux par des « garnements » sans conscience.

Je crois, sincèrement que nous sommes tous coupables et responsables de laisser le mensonge s’installer dans nos vies.

L’addition salée sera présentée tôt ou tard à la société des hommes.

On peut parler chiffres, technologies, prévisions, statistiques… Mais sans lucidité, nous dérivons sur notre radeau de la « Méduse ».

Même si nous savons que le choix des achats des bateaux et des lignes maritimes est imposé par l’état. Les autres manettes et compétences sont dans les mains de la CTC, première responsable de la catastrophe avant tous les autres acteurs de cette « tragédie  sociale ». Elle avait les moyens de tirer la sonnette d’alarme pour éviter la situation actuelle. Mais peut-être que d’un mal sortira un bien pour la Corse ?

De la distribution

Parce que la source du bon sens, de la compréhension et du salut se trouve dans des endroits improbables au milieu du peuple, il est important d’ouvrir bien grand ses yeux et ses oreilles pour comprendre les conséquences de la distribution commerciale de l’eau en bouteilles.

L’eau est vitale pour l’homme en Corse, comme partout dans le monde. C’est une richesse

Suivons le circuit de distribution de l’eau à contre courant. Occupons nous seulement de l’eau vendue en bouteilles petites, moyennes ou grandes. Le liquide précieux, en fin de course, est posé sur des tables de bars ou des rayons d’épicerie avant d’être acheté et consommée, sans fin. Ainsi, l’eau livrée est payée et tout va bien apparemment. Mais tout va bien pour qui ?

Repartons en sens inverse et quittons les tables et les rayons pour remonter les bouteilles d’eau dans les caisses et cartons du camion de livraison. À qui appartient le camion de livraison ? Où sont les points de départ de distribution d’eau vendue ? Les annuaires papiers ou virtuels donneront-ils facilement les contacts et adresses des sociétés de distribution ? Je le pense.

On peut, aussi bien, suivre et comprendre le circuit de l’eau vendue dans le sens aller mais aussi dans le sens du retour du camion. La boucle est bouclée.

La force ou richesse est livrée par le distributeur. Les marchands d’eaux de l’économie réelle et parallèle sont livrés par le même camion, le même distributeur.

La facturation de l’eau vendue sort de la même source ou société. Donc, il est certain de trouver les factures des clients qui sont dans le camion sous la responsabilité du chauffeur-livreur qui connait tous les clients (bons et mauvais).

En faisant simplement le circuit inversé de l’eau, en bouteilles, vendue, on peut décrire les us et coutumes d’une certaine économie énigmatique appliquée à la Corse.

La micro économie saugrenue et la banalité du quotidien peuvent instruire les citoyens qui sont, in fine, responsables de leur choix en matière économique, sociale et politique.

La vie est complexe pour certains, je préfère la « SIMPLEXIFICATION » des petites gens.

Vous ne pouvez pas imaginer toutes les bonnes solutions ou les plans B,C,D,E… etc, pour améliorer la vie des citoyens.

J’aime et je connais assez bien mon ami « MICRO ». Peut-être qu’un jour, ensemble, nous retrouverons le grand « MACRO »… Sur le chemin du commun.

Pascal BRUNO

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