RÉUNION PUBLIQUE DU 22 OCTOBRE 2015, AIACCIU

IMG_2309IMG_2323

Synthèse de la réunion du jeudi 22 octobre 2015

19 h Bistrot du Cours, 10 Cours Napoléon 

Thème de la réunion :

« Corse : Social et Sociétal »

Secrétaire de séance : Jean-Louis Rossi

Assistance : 46 personnes

IMG_2321

Déroulement de la réunion

Coordinateur de la thématique : T Fieschi

  • Parole à la salle : (19 : 35 – 22 : 05)
    • Explication du principe du bâton de parole et gestion des interventions de la salle : F Bonardi
    • Chairman : P Medurio
  • Présentation « I Chjassi di u Cumunu » :
    • Constat : T Fieschi (19 : 08 – 19 h 22)
    • Des pistes : J Taddei (19 h 22 – 19 h 35)
  • Introduction : D Delgrossi (19 : 03 – 19 : 08)
  • Conclusion : (pas de conclusion suite à un événement indépendant de notre volonté)

&&&

IMG_2319 IMG_2313 IMG_2333 IMG_2335 IMG_2338IMG_2334

Échanges

Remarques : Les noms reportés sont ceux donnés par les différents intervenants lorsque ces derniers ont bien voulu indiquer leur identité.

Thème : Social

Sous-thèmes : L’économie et la finance doivent-elles diriger ? et Existe-t-il une violence de la haute finance ? (19 h 36 – 20 h 25)

N Laredo

  • Quelques mots sur les raisons de sa participation à cette réunion du cercle de réflexion.
  • L’intitulé du cercle parle aux gens :
    • U Cumunu : référence à notre passé, à nos racines, à cette fameuse Tarra di u Cumunu.
    • I Chjassi : ces chemins où les gens travaillaient.
  • L’union des deux termes est très parlante : un endroit pour mener une réflexion approfondie.
  • Félicitations pour l’exposé précédent.
  • Une question importante : la communauté de destin.
  • La remise en question de ce principe se fait jour.
  • Il y a nécessité de remettre la réflexion sur cette notion dans les cercles politiques.

P Medurio

  • Comme il y a de nouveaux participants à la réunion, rapide rappel des principes de la prise de parole lors de nos réunions.

M Defranchi

  • Nécessité de faire le lien entre le social et le sociétal.
  • La réponse à la question posée est forcément : « Non, mais cela ne change pas le fait que les deux dirigent notre monde».
  • Néanmoins, il existe des États de par le monde où cela n’existe pas : ce sont des États forts.
  • Le système capitaliste a récupéré deux marchés adjacents : (1) le financier et (2) l’humain.
  • En réalité, tout est placé. Tout est virtuel.
  • La finance mène le monde. Est-ce bien ? Bien entendu que non !
  • La finance a pris le pas sur l’économie et l’économie sur l’humain.

JD Rossi

  • Déplore le fait que le critère principal pour évaluer l’économie soit le PIB.
  • Impératif : introduire plus de paramètres qui doivent décrire d’autre critères que le PIB.
  • Inventer d’autres concepts plus pertinents que le PIB.

JL Orlandetti

  • Il y a eu un transfert du pouvoir décisionnaire.
  • La finance a remplacé le pouvoir politique.
  • Le but de la finance n’est pas d’engranger plus de capitaux mais en réalité d’asseoir son pouvoir.
  • En réalité, de l’argent, ils en ont déjà !

P Medurio

  • La mondialisation s’appuie sur une disparition des frontières et des mouvements de populations.
  • Le patronat corse est… content !
  • En effet, il a l’opportunité d’avoir de la main-d’œuvre à bas prix.
  • Notre marché est un marché de niches.
  • Il y a un affaiblissement des États.
  • Que peuvent faire les politiques ?
  • Il y a des domaines, des espaces que l’on n’occupe pas ou plus.
  • La Corse est sous-développée par suite de décisions calamiteuses. La haute finance n’est pas responsable de ce constat.

T Fieschi

  • Les différents constats faits ne sont pas antinomiques !
  • Le pouvoir a abandonné le politique au profit de la finance et de l’économie.
  • Ce phénomène a une histoire et plus d’un siècle d’existence : véritable départ du processus en 1913 aux USA.
  • À cette époque : réunions des plus grands banquiers et mise en place d’un véritable système de contrôle de l’économie mondiale.
  • Système qui a été développé de manière plus perverse un siècle plus tard.
  • Le résultat : les États nations n’ont plus de réels pouvoirs.

P Poggioli

  • Demande aux membres d’I Chjassi di u Cumunu de laisser au maximum s’exprimer la salle.
  • Passe son tour de parole.

T D’Orazio

  • Connaissances en économie modestes.
  • Connaissances en histoire plus poussées.
  • En réalité, le problème vient du fait que les hommes politiques n’ont plus la même volonté que dans les temps pour faire plier la finance.
  • Les politiques de notre époque acceptent la règle imposée par la finance.
  • Est-ce bien ? Est-ce mal ?
  • Le phénomène actuel est un phénomène cyclique.
  • Le débat est relativement ancien.
  • En ce qui concerne l’aspect local du phénomène : le pouvoir politique existe !
  • Sinon, comment expliquer les 12 listes avec 51 noms aux prochaines élections ?
  • Cela interpelle !
  • En Corse : le patronat exploite et ne distribue pas correctement les richesses.
  • C’est une des raisons du phénomène de précarisation qui se développe sur l’île.
  • Le phénomène est très inquiétant tout comme le système qui le génère !
  • Nous devons demander des adaptations locales du travail.

S barbolosi

  • Il faut différencier : pouvoir et influence.
  • Cas personnel : entreprise qui doit licencier 4 personnes car d’autres entreprises locales ont recourt à de la main-d’œuvre « détachée ».
  • Il faut trouver un juste milieu : on ne parle pas des PME.
  • Il faut replacer les choses !
  • L’influence vient du fait que les élus sont « aidés »par les financiers.

P Bruno

  • Citation adaptée au thème : « L’argent sans conscience est la ruine de l’Homme ».
  • Les politiques doivent être responsables : respect des droits syndicaux.
  • La finance n’est favorisée que par la cupidité des hommes.
  • Le carnaval local : la présence de ces 12 listes en est l’illustration.
  • La finance n’est qu’un outil, elle doit le rester !
  • Il y a une impérieuse nécessité à ce que les décideurs rendent des comptes.
  • Il faut rendre les marchés publics plus transparents.

L Ricci

  • Se présente comme une corse du continent, anglophone, catholique pratiquante mais pas corsophone.
  • Oui à la laïcité.
  • L’Église catholique doit se remettre en cause.
  • Il y a une responsabilité de l’éducation.
  • Une demande : connaître la liste des employeurs locaux avec la liste des employés et leurs origines.
  • Les patrons corses doivent se remettre en cause.

P Poggioli

  • Nécessité de revenir à des problématiques qui touchent la Corse.
  • Dans les années 60, la Corse ne possédait pas de réelle économie et 20 familles se répartissaient les richesses.
  • Aujourd’hui : on s’oriente vers la lutte des classes (urbanisation sauvage, éclatement des familles…).
  • Les PME sont débordées par un groupe d’entrepreneurs composé de vieilles familles et de prête-noms de trusts internationaux.
  • Néanmoins : de nombreuses PME adhèrent au MDEF.
  • On doit prendre en compte les problèmes posés par les PME.
  • Il faut dénoncer les familles qui pénalisent la Corse et qui sont responsables de la « désarticulation » de la société corse.

JD Rossi

  • Auparavant, en Corse, on ne parlait pas d’économie mais il y en avait une.
  • On parle de « grands patrons » qui licencient des locaux pour employer une main-d’œuvre moins couteuse : Pouvait-on le faire avant ?
  • L’économie actuelle est-elle productive ?
  • En tant que corses et nationalistes, sommes-nous capables de proposer et ensuite mettre en place une économie productive ?
  • Il faut être assez forts intellectuellement et collectivement pour dire : « On exige une économie productive, l’économie de la rente a assez durée ! ».

M Defranchi

  • Remarque : « Je comprends ce qui est dit mais… »
  • Nous discutons de classes sociales mais l’économie corse est surtout composée de TPE dont les intérêts ne sont pas ceux des grands patrons.
  • Ces derniers, en réalité mettent à mal l’économie insulaire.
  • Or, les dirigeants de ces TPE se mettent avec ces grands patrons contre leurs propres intérêts.
  • En Corse, il est très délicat de faire une étude sur l’économie et le social car en réalité, il nous manque les outils pour quantifier.
  • Nous manquons de données fiables.
  • Nous pourrions dire que maîtriser le thermomètre, c’est se dire que l’on pourrait traiter la température.
  • Question : « Est-ce qu’un enfant d’ouvrier a des chances réelles de devenir cadre supérieur comme sur le continent ? »
  • Ici, on a du mal à travailler mais la finance internationale ne s’est pas encore directement occupée de nous…

S Barbolosi

  • Ce n’est pas parce que les patrons sont au MDEF qu’ils sont automatiquement des grands patrons.
  • Les PME souffrent.

L Ricci

  • Nous avons surtout une économie de services.
  • Il y a de réelles potentialités inexploitées.
  • Le tissu insulaire est effectivement composé de PME mais est dirigé par quelques familles.
  • La question est : « À qui appartient la terre corse ? »

P Medurio

  • Synthèse :
  • En Corse :
    • il n’y a pas de véritable économie productive,
    • nos petites entreprises ne sont pas assimilables à celles du CAC 40,
    • il y a des relations « incestueuses » entre le monde politique et la finance.
    • Il y a très peu de création dans l’économie réelle et une véritable pression pour baisser les salaires.
    • Il y a une fuite des gens formés hors de notre île.

Thème : Sociétal

Sous-thème : Culture et intégration (20 h 25 – 21 h 26) 

M Defranchi

  • Question volontairement provocatrice : « La langue corse est-elle primordiale et résout-elle tous les problème ? »

JD Rossi

  • Le terme « anomie », avancé par M. Biancarelli, est un terme qui est d’actualité pour qualifier la situation de notre société.
  • C’est malheureusement le sentiment que j’ai lorsque je me retrouve au milieu des miens.
  • Il va bien falloir trouver la volonté de se réapproprier certaines de nos valeurs qui faisaient le socle de notre communauté.
  • Retrouver notre force collective permettra peut-être à l’économie de se développer.

P D’Orazio

  • Comme toujours et indépendamment des flux migratoires, nous fonctionnons de manière « claniste ».
  • En réalité, les gens qui arrivent chez nous se trouvent « baignés » dans nos pratiques et ensuite les reproduisent.
  • En ce qui concerne le retour de corses sur notre île, nous pouvons nous poser la question de ce que cela apporte réellement à notre territoire.
  • En effet, il nous manque beaucoup d’indicateurs pour mesurer tout ceci.
  • Une remarque : la jeunesse ne semble pas se préoccuper de ce qui se passe autour d’elle.
  • Ces derniers temps, il faut aussi noter le phénomène suivant : la multiplication et la mise en avant d’évènements religieux.
  • Cependant, nous pouvons être corses sans pour autant être attachés à une appartenance religieuse.

P Bruno

  • Il y a une réelle hypocrisie générale.
  • Est-ce que être soi-même est si difficile ?
  • Un évidence : tendre la main aux jeunes.
  • Pour intégrer les gens, il faut les aimer.

JL Orlandetti

  • Un souvenir : « À mon retour en Corse, l’apprentissage et la maîtrise de notre langue ne fut pas chose aisée ».
  • À l’heure actuelle : il semble que les gens pensent que cela se faisait de façon naturelle !
  • Aujourd’hui, tout est en français car nous sommes soumis à cette langue.
  • Il existe des exemples de pays, où cette logique a été cassée.
  • Par exemple : Israël. Ce pays a réinventé une langue et la pratique malgré la suprématie de la langue anglaise.
  • Tant qu’en Corse, nous n’aurons pas les moyens de mettre les outils qui fassent que la langue corse devienne la langue officielle, nous aurons des difficultés à la maintenir « vivante ».
  • Il faut l’imposer !
  • La réappropriation de notre langue ne passe que par cette manière de procéder.
  • Et si c’est le cas, nous intégrerons sans difficulté.
  • Un souvenir : «  Dans ma jeunesse en Castagniccia, je ne me suis aperçu qu’à l’âge de 15 ans de la couleur de peau d’un de mes amis car il parlait le corse couramment ».

N Laredo

  • Il faut noter et se réjouir qu’une forte majorité des élus de notre Assemblée Régionale a demandé la coofficialité (corse/français).
  • Il faut rappeler l’engagement dans ce sens du Président de la République alors qu’il était candidat.
  • Il est à déplorer que les derniers mois aient montré que Paris laisse « pourrir » la situation lorsque les décisions prises par nos représentants locaux sont contraires à celles de la capitale.
  • Cette situation est très grave car elle donne le sentiment que l’on ne peut plus avancer à cause de la mentalité « Jacobine » des dirigeants de la France.

S Barbolosi

  • Question : « Pourquoi le problème de la langue doit-il être forcément une question politique ? »
  • Il doit y avoir sur ce problème, une volonté collective forte.

P D’Orazio

  • Il y a 30 ans, les cours de corse se donnaient tard le soir… Ceux qui y assistaient, faisaient un acte militant !
  • Aujourd’hui : nous avons dans les filières bilingues du secondaire seulement 16 enfants !
  • Les techniques et supports d’enseignement n’ont pas évolué !
  • Constat négatif.

P Poggioli

  • Nous ne pouvons pas parler de langue si cela n’a pas d’impact sur le monde économique.
  • Est-ce que la coofficialité est suffisante ?
  • Ne doit-on pas mettre en place des dispositifs (certificat de langue corse) qui rendent la maîtrise de cette langue obligatoire pour prétendre à des emplois ou des fonctions ?
  • Aujourd’hui, nous ne sommes plus dynamiques !
  • Il faut rendre ces dispositifs obligatoires pour toutes nos institutions.
  • C’est une volonté politique.
  • C’est ainsi que l’on pourra réellement intégrer.
  • Il faut amorcer un travail pédagogique d’explication.

JL Rossi

  • Dérogation à la règle : le secrétaire de séance va parler exceptionnellement.
  • Le problème réside dans la dualité français/corse.
  • Le français qui était la « langue du pain » ne l’est plus en réalité.
  • L’anglais a pris le dessus.
  • Un exemple : dans les matières scientifiques, les travaux de recherche doivent être rédigés en anglais et les conférences faites également dans cette langue si le chercheur désire que son travail soit pris en compte. Ce n’était pas le cas il y a 15 ans…
  • Dans d’autres pays comme par exemple le Portugal, les gens parlent plus de deux langues couramment et cela n’est pas du qu’à l’enseignement scolaire.
  • Par exemple, les émissions de télévision ne sont pas doublées. Il y a des sous-titrages en langue locale et les dialogues sont dans les langues d’origines.
  • La conséquence : l’oreille se fait et vous avez plus de facilités.
  • Il ne faut pas se tourner exclusivement vers l’Éducation Nationale pour résoudre notre problème.
  • Regardons ce qui marche ailleurs, adaptons le et innovons !

N Laredo

  • Avec la notion de communauté de destin, l’intégration devient une évidence.
  • Il faudrait prévoir des réunions exclusivement sur ce thème.

S Barbolosi

  • Propos en tant que représentante de la CPE.
  • Un exemple : existence de formations (aides à domicile) où par manque de financements, l’apprentissage du corse est réduit à… 1 heure par semaine !
  • Ceci alors que l’on trouve les financements pour payer des voyages dits pédagogiques.
  • La redistribution n’est pas logique.

JD Rossi

  • L’exemple donné par d’autres territoires doit nous interpeller.
  • Les écoles en « immersion » sont performantes.

M Graziani

  • Les classes bilingues sont un vecteur d’intégration.
  • Les élèves disent parler le « francorse ».
  • Interrogation forte : « Comment est-ce possible que lorsqu’il y a ne serait-ce qu’une seule personne qui ne soit par corsophone dans une assemblée, les échanges se fassent alors exclusivement en français ? »

T D’Orazio

  • Un souhait : « les femmes et les hommes politiques doivent s’emparer du problème pour lever les freins juridiques qui existent à l’heure actuelle pour la mise en place d’outils pouvant sauver notre langue ».
  • Constat : « la langue du service public est le français… depuis très peu de temps (années 90) ».
  • Il faut donc demander une modification de la constitution !

A Ragas

  • Cas personnel : « mes notions de langue corse viennent de ma mère mais cette langue je ne la maîtrise pas ».
  • La langue doit être défendue ainsi que la notion de communauté de destin.
  • Mais, même si l’on règle le problème de la langue, les problèmes d’intégration demeureront !
  • L’intégration est liée au mieux vivre ensemble.
  • Cette notion a été oubliée en Corse.
  • Certaines expériences, comme celle menée il y quelques années sur Aiacciu avec l’association A Casa Di u Populu dans les quartiers, ont tenté d’inverser la tendance.

P Poggioli

  • L’apprentissage de la langue corse était un acte militant à l’origine.
  • Maintenant, on ne peut que constater l’échec de l’apprentissage calqué sur le modèle de l’Éducation Nationale.
  • Nous pouvons également relever que certains de nos enseignants universitaires sont farouchement opposés à l’immersion.
  • La question que l’on peut se poser : A-t-on les atouts nécessaires pour relever le défi ?
  • Dans d’autres régions comme par exemple la Bretagne, ils avancent !

L Ricci

  • Je suis d’accord avec tout ce que j’entends ici mais…
  • Mais j’ai une question : « Est-ce que je suis chez moi ici car je ne parle pas corse car lorsque j’ai essayé on s’est moqué de moi ? ».

A Ragas

  • La famille de ma mère est corse depuis des générations.
  • Mon père n’est pas dans ce cas de figure mais tout ce que je connais réellement du corse c’est mon père qui me l’a appris.
  • Ce qui me choque, c’est que vous vous posiez la question !
  • Ma langue d’usage est la langue française.
  • Même si on parlait tous corse, il y aurait toujours des problèmes d’intégration.

JD Rossi

  • Ce n’est pas à nous de donner une réponse à une telle question.
  • En règle générale, c’est à la personne de se définir comme appartenant à une communauté ou pas.
  • Si des personnes se posent ce genre de questions aujourd’hui, c’est que nous ne sommes pas assez forts collectivement.
  • L’identité n’est pas une et individuelle.
  • Nous devons donner l’envie d’être des nôtres.

M Graziani

  • En réalité, ne pas parler corse exclue les gens.
  • Il ne faut pas se moquer.
  • Faire preuve de pédagogie.
  • Cas personnel : je n’ai pas parlé corse au début de ma vie à la maison. Je le fais maintenant. Cela m’a demandé des efforts et de la volonté.
  • On ne réfléchit pas de la même manière en corse et en français.

M Defranchi

  • Remarque : « Le fait de supporter un débat tel que celui de ce soir, donne une réponse positive à la question posée ».
  • Ne pas ajouter un prétexte de division.
  • La maîtrise du corse doit rester un objectif.

P Medurio

  • Possibilité d’être corse sans être croyant.
  • À l’évidence, il y a une mauvaise conscience par rapport à notre langue.
  • Il doit y avoir une volonté que cette langue soit une langue d’intégration et non d’exclusion.
  • On ne peut plus affirmer : « Tu es corse et moi pas !».
  • Le problème reste entier : transmission dans les familles.
  • Il faut prendre en compte la réalité de la société et le phénomène de plus en plus prégnant des nouveaux arrivants.
  • Question : « La langue d’un peuple minoritaire peut-elle être un vecteur d’intégration ? ».

Sous-thème : Drogue et délinquance (21 h 26 – 22 h 05)

 

M Colombani

  • Question : « Internet est-il une drogue ? ».

P Bruno

  • Constat : « J’ai un métier où je sers des substances où l’on peut dépasser la dose… mais je sers un verre et pas deux !»
  • Il faut voir d’où vient le problème.
  • Nous sommes devenus les nouveaux indiens.
  • En fait, on tue un peuple et on n’est jamais dans l’essentiel.
  • La drogue est banalisée.
  • La question fondamentale : « Pourquoi les gens se droguent ? ».
  • Ici, nous importons ce qui existe ailleurs mais nous allons plus vite !
  • La société est malade.
  • Je ne désire pas dénoncer, ce n’est pas mon rôle.
  • Remarque : « Les vieux sont plus jeunes que les jeunes ! ».
  • D’où vient la drogue ?

P D’Orazio

  • Il y a un « mal-être » mais nous avons du mal à le mesurer.
  • Le problème, ce sont les données rigoureuses.
  • Comment apprécier réellement ce phénomène ?

P Casalonga

  • Il faut faire la distinction entre :
    • Drogues douces,
    • Drogues semi-douces,
    • Drogues dures.
  • Très souvent avant d’être consommateur le dealer vend pour assouvir ses envies dûes à la société de consommation.
  • En théorie, la sobriété est la base de la culture corse.
  • Une remarque : « Sénèque est venu sur une île où l’on ne parlait pas la langue corse ».
  • Il faut impérativement respecter la langue des pierres.
  • En fait, la société de consommation est la drogue la plus dure.

L Ricci

  • Pour ce sous-thème, c’est la maman qui est interpellée.
  • Il y a un problème d’éducation. L’exemple d’adolescents qui sont dans la rue le soir est frappant.
  • La responsabilité des parents est évidente mais elle est collective également.
  • Puisque les lois sont bafouées, la responsabilité est collective.
  • Le problème du port des armes est un autre exemple de notre passivité collective.
  • La question : « Que fait la préfecture ? ».

P Poggioli

  • Nous sommes passés d’un extrême à l’autre.
  • Sur l’île, il est presque possible de rentrer en boîte de nuit dès l’âge de 10 ans alors que dans le passé, essayer d’acheter des cigarettes sans en avoir l’âge vous exposait à une réprimande « appuyée » du buraliste.
  • L’intrusion des codes de la société de consommation a une grande responsabilité dans certaines dérives :
    • Tout est permis pour se faire plaisir,
    • la société des loisirs est devenue la règle,
    • la cellule familiale éclate.
  • Constat : « le jeu des autorités frise le ridicule ».
  • Ce qui se passe en ce moment et ce que l’on voit dans les médias peut être considéré comme un véritable « cinéma médiatique ».
  • En réalité, cela les arrange car ainsi ils tiennent les jeunes et aussi la famille. Ainsi la société est tenue.

A Bargas

  • Le consommateur n’est pas un ennemi, au contraire.
  • La drogue aujourd’hui est prégnante dans la société car il y a des problèmes :
    • Perte de repères,
    • perte d’identité culturelle,
    • société de consommation.
  • Si nous occultons tout ceci et que nous arrêtons juste le consommateur, nous nous trompons.
  • Il faut faire la distinction entre drogues dures et drogues douces.
  • Il faut comprendre que la société change.
  • Va-t-on réellement à la rencontre des jeunes ?
  • Il faut dire que le rural aussi est touché.
  • Toute la société corse est touchée.

P D’Orazio

  • Le système est coupable.
  • Les jeunes sont sous-politisés.
  • Il n’y a pas d’appétence pour le débat politique.

L Ricci

  • Les valeurs sont inversées.
  • Avant : le travail était le plus important.
  • C’est qui quelqu’un de bien maintenant ? : un individu avec de l’argent !
  • Peut-on y échapper ?
  • Une raison avancée par des spécialistes au niveau national français : la baisse du niveau en français !
  • Remarque : « J’ai pu personnellement mesurer à quel point l’Éducation Nationale avait baissé le niveau de français ».
  • Le résultat : « Avant nous avions les moyens pour réfléchir, maintenant non ».
  • On ne lit pas assez.

L Bertolino

  • Le contexte n’est plus le même.
  • Les enfants n’ont plus le même comportement.
  • Les éducateurs s’adaptent.

M Defranchi

  • Une prédiction vindicative : « Le français va disparaître comme le corse sauf pour… les enfants de profs ».
  • En Corse, nous jouons « petit bras ».

P Medurio

  • Recadrage du débat sur la thématique définie.

L Bertolino

  • Mise en lumière du phénomène d’addiction aux réseaux sociaux et à internet.
  • Cela a comme conséquence que les enfants ne communiquent plus.
  • Il y a donc un problème qui se révèle à l’école et s’amplifie après.
  • Cette dépendance génère de la violence.
  • Cette violence se développe et ensuite génère le reste.

Interruption de la réunion due à un événement indépendant de notre volonté…

 &&&

Convivialité

IMG_2303 IMG_2304 IMG_2305 IMG_2306 IMG_2308

 

 

Publicités