RÉUNION PUBLIQUE DU JEUDI 06 AVRIL 2017, AJACCIO Synthèse

Synthèse

Thème de la conférence : « U rollu di u sindicalismu corsu»

Lieu : Espace de culture Locu Teatrale, 8 Rue Hyacinthe Campiglia, Ajaccio

Coordinateur de la thématique : P. Medurio

Secrétaire de séance : J.L. Rossi

Assistance : 25 personnes

Début de la réunion : 18h45

Fin de la présentation du thème : 19h00

Début des échanges avec la salle : 19h00

Fin des échanges avec la salle : 20h30

Déroulement de la réunion

  1. Introduction : Ferrari
  2. Présentation : Medurio
  3. Parole à la salle :
    1. Explication du principe de la prise de parole : Taddei
    2. Chairman : Poggioli

Échanges

Remarques :

  • Une synthèse est un moyen de retranscrire les idées maitresses développées lors des échanges par les différents intervenants. Elle permet d’avoir une vue d’ensemble de la réunion publique et ne prétend pas rapporter mot à mot ce qui a été dit.
  • Les noms reportés sont ceux donnés par les différents intervenants lorsque ces derniers ont bien voulu indiquer leur identité. Toutes les interventions dont les personnes n’ont pas décliné cette identité seront indiquées comme étant attribuées à l’intervenant Y.
  1. Poggioli : introduction aux échanges
  • Maintenant que quelques éléments ont été fournis par J. Taddei sur le sujet (cf. contributions sur le blog), il est temps que vous puissiez vous exprimer en respectant notre mode de prise de parole rappelé par R. Taddei.
  • Pour permettre de structurer un peu les échanges nous proposons de scinder ces échanges en deux parties :

Première partie : Les structures existantes organisées

Seconde partie : Le syndicalisme corse doit-il être rattaché à la revendication nationale

Première partie : Les structures existantes

 

S. Barbolosi

  • Je suis membre d’une fédération de parents d’élèves.
  • Nous rencontrons les mêmes problèmes que l’APC (Associu di i Parenti Corsi) car le statut des parents d’élèves n’est pas reconnu dans les établissements.
  • Il y a le problème des familles monoparentales qui se retrouvent confrontées au corporatisme enseignant.
  • Le niveau général est en baisse et cela aura un impact certain sur la vie future de nos jeunes et donc sur la société que nous voulons construire.

O. Jehasse

  • Il est important de faire un état des lieux.
  • Nous sommes entrés dans une nouvelle période qui est très différente de la précédente qui a durée une trentaine d’années.
  • Actuellement, nous avons du mal à peser sur la situation en raison, entre autres, des périodes électorales qui s’enchainent.
  • Le bilan, on le connaît : la société corse est déstructurée :
    • Précarité galopante
    • Pas d’emploi, vie excessivement chère
    • Les nouvelles générations ne peuvent plus profiter du travail des anciens
  • Les contre-pouvoirs doivent réfléchir à leurs rôles par rapport à la nouvelle situation.
  • Ils doivent prendre en compte la disparition des structures productives.

P. Poggioli

  • Les anciennes structures correspondent à une ancienne époque.
  • La question que l’on peut se poser est de savoir si les structures actuelles sont vraiment adaptées à la nouvelle situation.
  • Il y a donc une nécessité de diagnostic, puis par la suite la mise en place de nouvelles stratégies.
  • Nous avons connu auparavant une société de proximité qui n’est désormais plus d’actualité.
  • Actuellement, on regarde prioritairement nos intérêts.
  • Le problème écologique est à prendre en compte.
  • Ce développement anarchique pose problème.
  • Nous allons au devant de graves problèmes si nous ne réagissons pas.
  • Comment réagir face à cela ?

M. Defranchi

  • J’ai une difficulté à me situer dans le débat par rapport au thème de la réunion.
  • Bilan du syndicalisme en Corse durant les dernières années : syndicalisme très particulier.
  • Le STC est l’exemple de cette particularité.
  • Une question est : quel syndicalisme dans l’économie corse d’aujourd’hui ?
  • Une autre question se pose : comment partager la richesse produite ?
  • 92 % des entreprises corses ont moins de 10 employés !
  • Ainsi, il est difficile d’avoir des organisations syndicales avec plus d’influence sur ce secteur d’économie.
  • L’influence du syndicalisme est très compliquée à définir.
  • L’influence d’un syndicat n’est pas de même nature que d’autres contre-pouvoirs.

P. Medurio

  • La Corse a des spécificités qui sont confrontées à une logique et des pratiques d’un pays jacobin.
  • Maintenant que les nationalistes sont au pouvoir, il faut avoir une réflexion sur les contre-pouvoirs qui ont été mis en place auparavant.
  • Le syndicalisme a aussi comme but la structuration de la société en plus de la défense des intérêts sectoriels.
  • En Corse, la lutte d’un peuple pour retrouver ses droits fondamentaux impacte nécessairement ce qui se fait en termes d’organisation.
  • Sur le plan de l’économie, toute une partie de nos intérêts n’est pas défendue.
  • Par exemple, il y a une dérive vers la « franchisation» des enseignes et la plus-value part ainsi vers l’extérieur de l’Île.
  • Nous n’avons pas une action collective pour imposer une autre vision.

M.A. Leandri

  • J’interviens en tant que chef d’entreprise et militant nationaliste.
  • Pour moi, le rôle du syndicalisme n’est pas d’impulser l’économie.
  • D’autres structures doivent s’en charger.
  • Le syndicalisme doit se borner à son rôle de défense des intérêts des travailleurs.
  • La défense d’un certain type de développement est un problème politique.
  • La nouvelle donne, avec l’arrivée des nationalistes au pouvoir à la CTC, est une chance.
  • La nouvelle majorité travaille dans le sens de nos intérêts collectifs.
  • Les prises de décisions qui ont été adoptées vont dans le bon sens.
  • Néanmoins, les socio-professionnels doivent aussi se fédérer pour défendre l’intérêt du peuple.
  • Le fait est qu’actuellement en Corse, il n’existe pas ce type d’organisation mais nous avons tous les atouts en main.

S. Barbolosi

  • Le fait d’avoir beaucoup d’entreprises avec moins de 10 salariés ne permet pas d’avoir des syndicats structurés au sein de ces dernières.
  • Souvent, le reproche fait aux syndicats est d’être trop politisés.
  • C’est une source de tension.
  • Il ne faut pas nier les pressions faites par le patronat sur les syndiqués travaillant dans de petites entreprises.
  • Il existe des campagnes d’information pour que les salariés sachent qu’ils ont la possibilité de se syndiquer au sein des TPE.

M. Santoni

  • La mise en place de délégués du personnel est obligatoire lorsque l’effectif de l’entreprise atteint au moins 11 salariés.
  • Il y a la possibilité d’avoir des délégués du personnel même pour des entreprises de 10 salariés car en dessous de 11 salariés, l’élection est facultative. Ces délégués du personnel peuvent être institués par convention ou accord collectif de travail.
  • On peut toujours se syndiquer.
  • En 2017, a lieu l’élection des commissions paritaires pour les TPE.
  • Dans ces commissions, des syndicalistes sont désignés pour défendre les conditions de travail des salariés.
  • Il est intéressant de mettre en place des conventions collectives.
  • Cela existe dans le secteur du tourisme et il faut favoriser le développement de ce genre de défense salariale.

A. Ragas

  • Je suis en désaccord avec une certaine vision d’aujourd’hui du syndicalisme apolitique (exemple de la CFDT en France).
  • Pour revenir à la Corse, étant fonctionnaire depuis quelques années, j’ai du mal à prendre la carte du STC.
  • Le syndicalisme est absent dans bien des domaines.

D. Luciani

  • L’APC a le même type de problèmes que le STC qui est confronté à des populations nouvelles.
  • Ce sont des organisations nationalistes mais pas composées exclusivement de nationalistes.
  • Soit nous restons entre nous, soit nous essayons de nous ouvrir tout en gardant notre ligne.
  • Le problème est autant sociologique que démographique.
  • Pour le STC, il est évident que le choix fait est de garder une démarche nationaliste, mais en même temps d’essayer de prendre plus d’importance sur le terrain de sa représentativité.
  • Nous sommes donc face à une problématique qui peut nous mettre mal à l’aise.
  • Nous sommes ainsi confrontés à un problème de croissance et aux travers des aspects institutionnels.

J.D. Rossi

  • Est-ce que le syndicalisme corse ne subit pas les mêmes évolutions qu’ailleurs ?
  • Ne devient-il pas un syndicalisme de négociation au détriment d’un syndicalisme de revendication ?
  • Si tel était le cas, la lutte d’émancipation dans laquelle il s’insérait naturellement en Corse en pâtirait inéluctablement.

A. Ragas

  • On parle de statut de résident mais ne serait-il pas opportun de mettre en place un système similaire pour l’adhésion au STC ?
  • Comment accepter que tout le monde puisse y adhérer ?
  • Y-a-t-il une seule organisation syndicale qui ait dénoncée le système économique mis en place en Corse et son accélération ses dernières années avec comme exemple flagrant ce qui se passe actuellement sur la commune de Sarrula.

Synthèse de la partie 1 par P. Poggioli :

  • Retour des organisations syndicales du mouvement national dans les années 80 :
    • Structuration de la société
    • En contradiction avec les démarches syndicalistes « classiques »
  • De nos jours, l’orientation se trouve en contradiction avec l’idée fondatrice des années 80.
  • La question réside à déterminer si le syndicalisme doit être politique ou non.
  • En d’autres termes, s’il doit être rattaché à la revendication nationale ou pas.

Seconde partie : Le syndicalisme corse doit-il être rattaché à la revendication nationale ?

D. Luciani

  • Nous sommes imprégnés des années 80 mais le contexte a changé (démographiquement et sociologiquement).
  • L’évolution du STC après les tensions des années 90 a rendu ce dernier indépendant de la direction politique du mouvement national.
  • Aujourd’hui, les gens sont plus égoïstes. C’est une évolution sociétale évidente.
  • De ce fait, le combat syndical et même politique prend acte de ce qu’est devenue la société corse et tente de s’adapter.
  • De toute manière, ceux qui décident sont dans la sphère politique.

N. Laredo

  • Nous sommes à un moment extrêmement intéressant.
  • La majorité territoriale est nationaliste.
  • Le travail effectué par nos élus est de qualité et va dans le bon sens.
  • Néanmoins, la réflexion est utile et pertinente.
  • La communauté de destin est une grande question sur laquelle notre société doit s’arrêter.
  • Nous devons nous poser la question : cette communauté pour quoi faire ?
  • Il est donc primordial de mettre en avant un projet de société.
  • Pour cela, il pourrait être proposé une grande réunion d’assises permettant de faire se rencontrer toutes les composantes de la société afin de dégager des grands axes de ce projet de société.

M.A. Leandri

  • Où en est-on de cette notion de communauté de destin?
  • Le syndicalisme s’appuie sur l’existant mais n’a pas la main pour construire le futur.
  • Le seul pare-feu face aux dérives que nous constatons actuellement sur le plan du développement économique de la Corse est politique.
  • Il est certain que le syndicalisme peut accompagner mais il ne peut pas être moteur.
  • De toute manière, le système institutionnel actuel contraint le politique.
  • Il faut envisager un autre cadre d’émancipation. Pourquoi pas une autonomie poussée ?
  • Ce qui est certain, c’est que nous ne sommes plus dans les années 80 !

A. Ragas

  • Il y a un terme que nous n’entendons plus et auquel je suis attaché : la lutte des classes.
  • En effet, l’intérêt des patrons est différent des intérêts des salariés.
  • La communauté de destin a été actée par le mouvement national.
  • Il faut revenir aux fondamentaux et se rappeler par qui et par quoi le STC a été créé.

J.D. Rossi

  • Lorsque l’on adhère à un syndicat, c’est pour défendre des intérêts catégoriels mais aussi car on a fait un choix de société.
  • La lutte pour l’émancipation sociale, et donc l’émancipation de la Corse, était l’objectif premier.
  • Maintenant, la question qui reste en suspens est celle de savoir si le choix de société clairement affiché par le STC peut-être partagé par quelqu’un qui vient d’ailleurs.
  • Nous sommes un peu bloqués !

M. Defranchi

  • La Corse est la seule région de France où les syndicats ne protestent pas contre la directive européenne concernant les travailleurs détachés.
  • Le rôle des syndicats est de défendre le Peuple corse sur place et même les résidents.

A. Ragas

  • Au STC, il faut relever quelque chose de bien : c’est le seul syndicat nationaliste.
  • Il n’y a pas eu de divisions.
  • Je félicite ce syndicat pour cela.
  • Tout comme je félicite votre cercle d’avoir mis en place ce type d’espace de rencontres et d’échanges ouverts à tous.
  • Pour ce qui est du choix de société, il serait quand même temps que le mouvement national en établisse enfin un précisément.
  • Pour revenir aux syndicats, il est impératif qu’ils recommencent à parler de lutte des classes.

M. Santoni

  • Il est impératif, pour que la majorité puisse se prolonger sur une prochaine mandature, de mettre sur la table le problème des employés de l’Institution et la gestion des ressources humaines.

S. Barbolosi

  • Pour dire les choses, le STC et la nouvelle mandature ne sont pas sur la même longueur d’onde.
  • En réalité, actuellement, nous pouvons dire que nous ne sommes pas en phase.
  • L’exemple du dossier maritime est révélateur de nos divergences car la solution adoptée par la CTC va vers des intérêts économiques privés. Nous ne sommes pas du tout d’accord avec cela.
  • Il est indéniable que nous allons être confrontés, à un moment ou à un autre, à nos décideurs politiques.

M.A. Leandri

  • Sur le dossier des transports, je partage le sentiment qui vient d’être exposé même si j’avoue ne pas avoir tous les éléments pour apporter un jugement définitif.
  • Cependant, pour le reste j’ai le sentiment que cette majorité travaille réellement pour notre émancipation politique, mais également économique car l’un ne va pas sans l’autre.
  • Il faut s’organiser pour prouver que la Corse a envie de créer et c’est là que le politique peut impulser.
  • Dans ce cadre, la mandature actuelle est une chance.

D. Luciani

  • Les termes comme « lutte des classes » ou « chef d’entreprise » ne sont pas des insultes.
  • Si nous sommes dans une logique d’émancipation, il va falloir s’ouvrir vers d’autres horizons et passer par l’entreprise.
  • Nous sommes actuellement confrontés à un problème de monopole.
  • Il faut donc arriver à dégager des solutions pour le briser et ne plus dépendre d’un seul secteur d’activité.
  • Autrement dit, il faut que l’entreprise nous permette de nous émanciper du système français.

M. Santoni

  • Actuellement, la solution apportée au dossier du transport maritime est lourde de conséquences pour la Corse.
  • En effet, cela instaure un monopole qui détruit le schéma économique insulaire.

N. Laredo

  • Il est certain qu’en ce qui concerne le dossier des transports maritimes, une compagnie corse de service public aurait été une solution préférable à mes yeux.
  • Néanmoins, il a fallu prendre en compte le contexte, les contraintes, la viabilité économique d’une telle aventure et la solution choisie semble avoir été réfléchie dans le sens de l’intérêt de la Corse.
  • Il faut privilégier la place du service public dans notre société.
  • L’entreprise peut être une manière de s’émanciper à condition de mettre un cadre.
  • La mandature actuelle est particulière car très courte et les dossiers importants ont demandé des prises de décision très rapides face à de gros actionnaires qui ont témoignés d’une volonté locale d’investir dans un outil tel qu’une compagnie maritime.
  • Il est à noter, que cette décision n’a pas engendré de mobilisation car, à mon avis, tout le monde était conscient de l’urgence et de la particularité de la situation.
  • Il n’y a pas eu d’autres propositions.

S. Barbolosi

  • Une question reste en suspens : n’a-t-on pas le temps de penser à la mise en place d’une réelle concurrence pour ce secteur d’activité ?
  • En effet, les situations de monopole ne sont pas bénéfiques à un territoire.
  • Nous pouvons constater que les syndicats ne demandent pas cette concurrence.

A. Ragas

  • Il faut clairement un projet de société.
  • Nous avons parlé aujourd’hui du patronat mais il faut faire la différence entre le patronat des grosses entreprises et les responsables des TPE et PME.
  • Ces derniers font vivre la Corse.
  • Malheureusement, ce qui se passe à Sarrula laisse présager de l’avenir de la Corse.
  • Arrêtons ce type de développement !

D. Luciani

  • Effectivement, le choix fait dans le dossier des transports est un choix effectué dans l’urgence face à une réalité problématique et une obligation de gérer un passif laissé par les anciennes mandatures.
  • De plus, une vision plus pragmatique du dossier doit nous amener à nous poser la question de ce que nous pouvons assumer collectivement.
  • Une compagnie maritime n’est pas une compagnie aérienne.

M. Defranchi

  • Lorsque l’on parle des transports, on ne peut pas dissocier ce secteur d’activité du BTP et de la grande distribution.
  • En effet, tous ces secteurs sont tenus par les mêmes familles corses qui à elles seules détiennent près de 80% de l’économie insulaire.
  • Résultat, nous sommes un peuple captif aux mains d’une quarantaine de familles.
  • Actuellement, le développement économique incité en Corse, pour ne pas dire autre chose, avec cette multitude de micro-entreprises a pour but de faire disparaître le salariat et donc le syndicalisme.
  • Ici, on a tendance à aller plus vite qu’ailleurs dans ce type de mouvement.

M.A. Leandri

  • On vient de faire la preuve que les choses doivent être prises en mains par des structures autres que les syndicats.
  • J’insiste sur le fait qu’il est nécessaire de mettre des garde-fous au développement économique si l’on veut une réelle émancipation.
  • Je pense réellement que la mandature actuelle travaille d’arrache-pied dans ce sens.

O. Jehasse

  • La clé d’un combat syndical, consiste à en définir le cadre.
  • Ici, les lois sont imposées.
  • La dimension politique et syndicale est à prendre en compte car le cadre est français et donc va contre les intérêts corses.
  • Pour preuve la loi de 1818 relative au régime spécial des douanes en Corse dont les effets se ressentent encore aujourd’hui sur notre économie et qui pénalisaient fortement notre production locale au profit des importations.
  • Il est donc impératif de défendre les travailleurs au nom du peuple corse.
  • De toute façon, si le logiciel n’est pas changé, les petites entreprises corses vont se faire « dévorer » par les plus grosses mieux armées pour ce type de développement.
  • Le syndicalisme est un lieu de défense d’individus lorsque ces derniers sont méprisés et exploités.

P. Medurio

  • Je trouve le début de ces échanges hors-sujet.
  • En effet, le débat n’est pas là car le STC est un réel succès.
  • Pour ma part, le problème n’est pas le STC.
  • Je ne peux qu’inciter à adhérer au STC pour qu’il soit sur une ligne.
  • Ce qui serait intéressant de voir face à un modèle de développement économique comme celui dénoncé auparavant (Sarrula), c’est la réaction d’autres personnes comme par exemple les petits patrons qui ne sont pas organisés, structurés.
  • Il est nécessaire de se grouper pour agir.

M. Santoni

  • En réalité le secteur économique corse ne dispose pas d’énormément de chefs d’entreprises.
  • Il est plus composé de salariés et d’auto-entrepreneurs.

M.A. Leandri

  • C’est une réalité : il n’y a pas beaucoup de chefs d’entreprises en Corse.
  • Par contre, la forte proportion d’auto-entrepreneurs pénalise l’économie.
  • Il y a un impératif au regroupement des petits patrons.
  • Le STC est effectivement une réussite mais ne lui demandons pas de mener des combats pour lesquels il n’est pas armé.

D.Luciani

  • Des organisations existent, reste à savoir comment elles fonctionnent dans la pratique.
  • On peut remarquer qu’elles sont fractionnées et qu’il y a même des nationalistes à la tête de certaines.
  • Il faut effectivement changer de logiciel et que ce dernier prenne en compte les mutations fortes de la Corse depuis les années 80.

Synthèse de la partie 2 par P. Poggioli :

  • Le début de cette réunion fut très riche.
  • Nous avons pu faire un retour sur les années 80 et la logique qui a conduit à la mise en place de contre-pouvoirs liés au mouvement national en Corse.
  • Aujourd’hui, nous sommes passés dans une autre phase, la Société corse a changé profondément.
  • Peut-on continuer avec le même schéma que dans les années 80 ?
  • Des intérêts particuliers se trouvent en conflit avec l’intérêt général du Peuple corse.
  • Ce qui a changé, c’est la mainmise de quelques familles corses sur le tissu économique de l’Île.
  • L’économie est maintenant en coupe réglée.
  • Est-ce que les institutions existantes telles que les chambres consulaires suffisent ?
  • Le pouvoir politique de l’Assemblée de Corse doit pouvoir s’appuyer sur les forces de contre-pouvoir.
  • Dans ce sens, le débat de ce soir est très important.
  • Il permet d’entendre le point de vue de chacun, de discuter de la place des élus, des syndicats, des TPE…
  • Le STC joue un rôle très important mais il doit être juste une structure de contre-pouvoir parmi d’autres existantes ou à créer (TPE et monde de l’entreprise – monde agricole…).

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Une réflexion sur “RÉUNION PUBLIQUE DU JEUDI 06 AVRIL 2017, AJACCIO Synthèse

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